Pour les amateurs de fromage à pâte molle, une alerte s'impose : le brie, malgré sa popularité, s'avère néfaste en cas d'excès de cholestérol sanguin. Une spécialiste en nutrition nous éclaire.
En termes médicaux, l'hypercholestérolémie se réfère à un excès de cholestérol dans le sang. Généralement, elle est liée à une augmentation du cholestérol LDL, considéré comme le "mauvais" cholestérol, qui accroît le risque de maladies cardiovasculaires, notamment les infarctus du myocarde et les AVC. En revanche, le cholestérol HDL est souvent désigné comme le "bon" cholestérol, et ensemble, ils forment le cholestérol total.
Hypercholestérolémie : importance d'une alimentation équilibrée
Lorsque le cholestérol est trop élevé, la première étape vers une santé améliorée consiste à adopter un mode de vie sain, avec une réduction des acides gras dans l'alimentation. Les autorités de santé françaises suggèrent de limiter la consommation de viande rouge (moins de 500 g par semaine), d’éviter l’alcool (idéalement, pas du tout), ainsi que les aliments riches en sel (charcuteries, plats préparés, snacks) et en sucre (pain blanc, pommes de terre, pâtisseries, pâtes et riz blancs).
Dans une interview accordée au magazine Parade, la diététicienne-nutritionniste américaine Tara Gidus Collingwood met en garde contre le fromage qui pourrait aggraver votre cholestérol : le brie.
Un fromage à pâte molle à consommer avec modération
"Le brie est un fromage crémeux, riche en acides gras saturés, et en cas d'hypercholestérolémie, il devrait rester un plaisir rare, et non une routine quotidienne", souligne la diététicienne.
Selon les données fournies par Ciqual de l'Anses, le brie contient 25,5 grammes de lipides pour 100 grammes, parmi lesquels 16,3 grammes d'acides gras saturés. De plus, sa teneur en cholestérol atteint 95,8 mg pour 100 grammes en moyenne. En somme, ce fromage exquis est à savourer avec précaution en cas d'hypercholestérolémie...
Sources : Parade / Anses







