Le croque-notes de François Simon. Aujourd'hui, Cartet à Paris
Un lieu à part dans le paysage culinaire
À Paris, Cartet ressemble à une île déserte où les restaurateurs font face à la tempête des temps modernes. Bien installés dans leur petit coin, ces chefs un peu bourrus semblent parfois s'ennuyer de la clientèle. À peine arrivé, l'angoisse de découvrir un établissement fermé s’empare de vous. Mais grâce à un éclair de lumière, le patron, presque christique avec son sourire, vous accueille dans cet univers si particulier. Avec seulement quatre tables, deux sont dressées, donnant à l'impression d'un dîner en tête-à-tête avec le restaurant.
Des plats qui régalent les palais
Le chef, malgré sa réputation de grognon, se révèle accueillant et chaleureux, partageant ses conseils sur les vins et faisant des blagues sur l'état du monde. En cuisine, les odeurs alléchantes de rognons et de chateaubriand (32 euros) vous parviennent, suivies d'un gratin dauphinois à la texture onctueuse et irrésistible. Chaque plat est une ode à la gastronomie française, rappelant les saveurs d'antan.
Un dessert à ne pas manquer
Pour finir le repas en beauté, un dessert proposé à 17 euros fait son apparition : une généreuse mousse au chocolat et une crème caramel qui semblent intouchées à première vue. Le chef se montre également flexible, prêt à vous préparer une tarte au citron sur demande. Ce moment de partage et de plaisir culinaire rappelle la poésie parisienne, où le temps semble s'arrêter.
Ainsi, Cartet se présente comme un endroit unique, offrant une expérience mémorable. Une soirée passée ici, c’est comme une montgolfière flottant au-dessus de Paris, libre et un peu décalée, où la sécurité et la convivialité se conjuguent à merveille. Ce restaurant devient ainsi le gardien d'une tradition culinaire chantante et d’un temps volé, à savourer sans hésitation.







