Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, les agriculteurs, et notamment les céréaliers, endurent une pression financière sans précédent. Les coûts des carburants et des engrais ont grimpé en flèche, soulevant de vives inquiétudes. Selon une récente analyse publiée par Franceinfo, le prix du gazole non routier a atteint 1,840 euros le litre, comparé à 1,190 euros en février. Cette augmentation, couplée à celle des engrais, s'ajoute à une situation déjà précaire pour de nombreux exploitants.
Dominique Rougeau, agriculteur à Verfeil, témoigne : "Avec la hausse des prix de l'engrais, qui a bondi à 750 euros contre 350 euros il y a deux ans, je perds actuellement 200 euros par hectare de blé." En raison de la fermeture du détroit d'Ormuz, une importante voie de transit pour les engrais, les céréaliers sont dans une situation délicate, avec peu de réserves pour faire face à la demande.
Les impacts sur la production
La crise actuelle a des répercussions sur l'ensemble du secteur. Thierry Gros, exploitant sur 600 hectares avec son fils à Calmont, souligne : "Pour la campagne à venir en août, nous allons devoir réduire la quantité d'engrais, ce qui entraînera inévitablement une diminution des rendements et des revenus." Cette situation pourrait également influencer le marché au niveau mondial, augmentant les coûts pour les consommateurs de farine, pain, et pâtes.
Face à cette crise, le gouvernement a proposé une aide, réduisant de quatre centimes par litre le coût du carburant. Mais pour les agriculteurs, cette mesure est jugée largement insuffisante. Les voix de Dominique et Thierry résonnent comme un cri d'alerte pour l'avenir des exploitations céréalières. La nécessité d'une réponse plus substantielle se fait pressante.







