Le mois d’avril arrive avec son ensemble de modifications impactant le quotidien de millions de Français. Parmi elles, on note une revalorisation de la prime d’activité, une augmentation des aides sociales, et une légère baisse des prix du gaz. Ces ajustements, principalement motivés par l'inflation et des choix budgétaires, auront un impact direct sur le pouvoir d'achat des ménages. Franceinfo fait le tour des principales évolutions dès le 1er avril.
Un coup de pouce pour la prime d'activité
À partir de mercredi, la prime d’activité, destinée à soutenir les travailleurs à revenu modeste, bénéficiera d'une hausse de 50 euros par mois en moyenne. Ce changement concernera environ 3 millions de ménages, conformément à la loi de finances de 2026. Selon des chiffres publiés par le gouvernement, près de 4,52 millions de foyers ont perçu cette prime au troisième trimestre de 2025, le coût total pour l’État s’élevant à 10,7 milliards d'euros en 2024.
Le montant de la prime est calculé en fonction des ressources et de la composition du foyer, ainsi que d'autres aides sociales éventuelles, comme l'aide au logement. En 2024, la Caisse nationale d'allocations familiales (Cnaf) a rapporté que le montant moyen de cette prime s'élevait à 190 euros par foyer.
Le chèque énergie versé
Prenant effet dès mercredi, près de 3,8 millions de foyers se verront attribuer un chèque énergie, comme l'a souligné le ministre Sébastien Lecornu sur X. Ce dispositif, visant à aider ceux à faible revenu, sert à financer les factures d'énergie domestiques (électricité, gaz, fioul), à l’exception des coûts de carburant.
Le montant du chèque varie entre 48 et 277 euros, selon la taille du foyer. L’envoi de ces chèques sera étalé entre le 1er et le 20 avril, selon les départements. Pour bénéficier du chèque, il n’est pas nécessaire de faire des démarches ; l'État détermine les bénéficiaires via un croisement de données fiscales et de contrats de fourniture d'électricité. Le Premier ministre a aussi affirmé qu’environ 700 000 foyers supplémentaires recevront ce chèque dès le 1er mai, et qu'un guichet sera ouvert pour ceux qui ne seraient pas encore identifiés.
Des aides sociales revalorisées
Les allocataires des caisses d’allocations familiales (CAF) verront leurs aides sociales augmenter de 0,9 % dès avril, selon des informations de Service Public. Comme chaque année, les montants de ces prestations seront ajustés en fonction de l'inflation de 2025. Sont inclus : le revenu de solidarité active (RSA), l'allocation aux adultes handicapés (AAH), et d'autres aides spécifiques pour des situations de vulnérabilité.
De plus, la base mensuelle de calcul des allocations familiales (Bmaf) sera revalorisée de 0,8 %, passant à 478,16 euros contre 474,37 euros l'année précédente.
Le prix du gaz baisse un peu
Malgré une anticipation de hausse des prix du gaz due à la guerre au Moyen-Orient, le prix de vente du gaz diminue légèrement de 0,70 % par rapport à mars. Selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE), cela se traduit par une baisse de 0,1 centime par kilowattheure (kWh), avec un prix moyen établi à 0,104 euro TTC pour le chauffage, et 0,135 euro TTC pour l’utilisation d'eau chaude et la cuisson.
Dernière ligne droite pour Parcoursup
Le 1er avril marque également la fin de la période d’inscription pour les lycéens et étudiants sur Parcoursup, plateforme nationale de préinscription en enseignement supérieur. Les candidats doivent finaliser leurs dossiers et valider leurs voeux d’études au plus tard aujourd'hui.
La période de déclaration d'impôts débute
À partir du 9 avril, les ménages pourront vérifier et finaliser leur déclaration de revenus pour l'année 2025 sur impots.gouv.fr. La date limite pour la déclaration variera selon le département de résidence fiscale, et reste à confirmer. En attendant, les contribuables peuvent utiliser le simulateur mis à leur disposition pour estimer leur impôt à payer.
La trêve hivernale prend fin
Avec l'arrivée du 1er avril, la trêve hivernale est levée. Cette période, interdisant les expulsions de locataires et les coupures de services essentiels, s'est étendue du 1er novembre au 31 mars. Désormais, les propriétaires peuvent de nouveau entamer des procédures d'expulsion. En 2025, environ 30 500 ménages ont été contraints à quitter leur domicile, selon des statistiques révélées par France 3.
La Fondation pour le logement des défavorisés a mis en évidence que les familles monoparentales, en particulier les mères seules, sont particulièrement vulnérables face à ces expulsions. Des données récentes indiquent qu'un Français sur six se trouve en situation de "vulnérabilité face au logement," selon la Chambre nationale des commissaires de justice.







