L'ancien réseau de téléphonie mobile est sur le point d'être progressivement désactivé à partir d'aujourd'hui. Même si les utilisateurs de smartphones ne seront pas affectés directement, certains dispositifs comme les ascenseurs pourraient rencontrer des problèmes.
À l'instar de l'ancien réseau ADSL à cuivre, en cours de disparition au profit de la fibre, les premières générations de réseaux de téléphonie mobile, la 2G et la 3G, prennent également leur retraite selon un plan bien établi.
A partir de ce mardi, le réseau d'Orange, ainsi que celui de Free qui en dépend, sera suspendu dans trois localités des Pyrénées-Atlantiques : Biarritz, Anglet et Hendaye. Cette phase se poursuivra avec l'arrêt du service dans les Landes et dans le reste des Pyrénées-Atlantiques à partir du 12 mai, puis dans plusieurs autres départements français à compter du 9 juin. L'arrêt définitif de la 2G est prévu pour fin septembre 2026 sur l'ensemble du territoire métropolitain. La 3G, quant à elle, continuera d'exister jusqu'à fin 2029.
Pourquoi mettre fin à ces réseaux ?
Les technologies 2G et 3G, déployées dans les années 90 et 2000, sont désormais largement dépassées. Actuellement, la majorité des utilisateurs utilisent des smartphones compatibles avec la 4G et même la 5G, qui offrent des vitesses de connexion et des services bien plus performants. Selon l'Arcep, l'autorité de régulation des communications électroniques, 99,8 % des installations 2G et 3G sont déjà équipées de 4G.
La décision d'arrêter ces anciens réseaux, prise par les principaux opérateurs tels qu'Orange, SFR, Bouygues et Free, vise à libérer des fréquences qui seront utilisées pour améliorer les capacités des réseaux plus modernes. Il s'agit également d'une nécessité commerciale, car l'usage de la 2G et de la 3G est devenu marginal, en plus du fait qu'ils consomment plus d'énergie que les réseaux récents.
Dois-je m'inquiéter pour mon smartphone ?
Si vous n'êtes pas l'heureux propriétaire d'un téléphone des années 2000, vous n'avez rien à craindre concernant la compatibilité de votre smartphone actuel avec les services mobiles.
Alarmes, ascenseurs, quelles solutions ?
En revanche, certains équipements qui dépendent exclusivement des réseaux 2G et 3G pourraient poser problème. Cela inclut des systèmes d'alarme qui doivent, selon les recommandations des fabricants, être mis à jour ou leurs cartes SIM remplacées.
Les systèmes d'alarme des ascenseurs suscitent particulièrement des préoccupations. Selon la Fédération des ascenseurs, environ 230 000 dispositifs en France utilisent la 2G, ce qui représente un défi important en cas de panne. Si des personnes sont bloquées, elles pourraient ne plus pouvoir contacter le centre d'assistance. Cependant, il est souvent simple de remplacer le module de communication de ces dispositifs.
Le véritable enjeu réside dans l'organisation des interventions, alors que les entreprises de maintenance, telles que celles régionales, devront adapter leurs équipements dans un délai restreint, tout en continuant leurs activités habituelles. Mamadou Diallo, responsable du service entretien chez Arcos, explique que le processus d'intervention prend environ vingt minutes et coûte entre 1 000 et 1 700 euros. Toutefois, il est essentiel d'éduquer les utilisateurs sur la nécessité d'interventions sur des appareils fonctionnant correctement.







