Le tribunal administratif de Nîmes a enregistré neuf recours visant à contester les élections municipales de 2026 en Vaucluse. Ces démarches, portées par des candidats et des citoyens, mettent en lumière des irrégularités constatées dans différentes communes, notamment à Apt, Aubignan, Avignon, Bollène, Carpentras, Cavaillon, Jonquerettes, Jonquières et Mornas. La décision du tribunal est attendue en juin, avec des prononcés supplémentaires pour les villes de plus de 9 000 habitants à l'automne.
Parmi les signalements, David Fournier, candidat de gauche à Avignon, déplore un affichage jugé « calomnieux et diffamatoire » sur ses panneaux électoraux la veille du second tour. Des affiches représentant des mains ensanglantées accompagnées du slogan « PS = LFI assassins » ont notamment choqué les électeurs. À Mornas, le candidat Gilles Favalier a lui aussi déposé un recours après avoir vu son image déformée en caricature de Pinocchio sur des affiches.
Une colère populaire croissante
Un citoyen de Jonquières, interpellé par les événements, a exprimé son indignation, affirmant que « trop c'est trop ». En parallèle, à Apt, le candidat soutenu par le RN, Patrick Bonnet, a choisi de ne pas dévoiler les irrégularités qu'il a identifiées, bien qu'une différence de 16 voix ait été relevée.
À Bollène, un membre de la liste d'extrême droite de Marie Claude Bompard a constaté une quarantaine d'irrégularités et un citoyen de Jonquières a également émis un recours, sans préciser les motifs. De son côté, Christian Richaud Simoni à Carpentras, évincé par le RN pour des prises de positions racistes, a également fait appel à la justice, indiquant avoir « plusieurs affaires devant la justice » liées à cette campagne.
Des recours ont également été enregistrés dans d'autres communes, notamment à Aubignan, Jonquerettes, et Cavaillon, démontrant une dynamique de contestation croissante dans tout le département. La justice administrative compte donc examiner ces requêtes avec attention.







