Les enseignants en grève mardi : un cri de désespoir face aux suppressions de postes

Écoles en émoi : une journée de grève pour défendre l'avenir de l'éducation nationale.
Les enseignants en grève mardi : un cri de désespoir face aux suppressions de postes
Des enseignants de la région Ile-de-France manifestent contre le budget de l’Etat pour 2026 et les suppressions de postes prévues dans l’enseignement, devant l’université de la Sorbonne, à Paris, le 17 février 2026. CHARLOTTE SIEMON / AFP

La perspective d’une grève massive, estimée à 30% des enseignants du premier degré, s’annonce mardi 30 mars, contre la suppression de postes et la fermeture de classes. Le SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, a alerté sur cette mobilisation inédite.

Aurélie Gagnier, secrétaire générale du syndicat, a précisé que « la mobilisation sera très disparate selon les départements ». Certaines régions telles que Paris, la Gironde et les Yvelines signalent une forte participation, tandis que d’autres peuvent présenter une situation différente.

Dans le second degré, les professeurs ne sont pas obligés de se signaler en grève avant le jour J, ce qui pourrait conduire à une participation significative, selon Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES-FSU. Des académies comme Aix-Marseille ou Lille sont particulièrement attendues.

Une semaine d’actions

La FSU, l’UNSA, la CFDT, la CGT et SUD ont uni leurs forces pour lancer une semaine d'actions à partir de lundi, culminant avec ce jour de grève national. Ce mouvement vise à attirer l’attention sur des choix budgétaires jugés « court-termistes », qui mettent à mal un service public d’éducation déjà fragile.

Sophie Vénétitay a souligné que « depuis janvier, il ne s'est pas passé une semaine sans mobilisation ». Le 17 février dernier, plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Paris, et seulement 6,16% des enseignants d’Île-de-France ont marqué leur soutien à la grève.

Pour la rentrée 2026, environ 4 000 postes, dont 1 891 dans le primaire public et 1 365 dans le secondaire, sont prévus pour être supprimés. Edouard Geffray, ministre de l’éducation nationale, a justifié ces choix par une « chute démographique vertigineuse ».

Selon Morgane Verviers, de l’UNSA-Education, « cette baisse démographique est utilisée comme alibi pour des réflexions mécaniques, alors qu'elle devrait ouvrir une possibilité de réformes positives ».

Laetitia Aresu, de la CFDT Éducation, a également exprimé des préoccupations quant à la morale des enseignants : « On s’appuie beaucoup sur la bonne volonté des personnels, sans aucune mesure salariale pour les encourager ».

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