Le groupe Renault a officiellement annoncé, lundi, son engagement dans un projet de drone terrestre destiné à des fins militaires et civiles, marquant ainsi son implication sur le marché de la défense. Selon L’Usine Nouvelle, ce développement se fait en partenariat avec John Cockerill, propriétaire du fabricant de véhicules militaires Arquus. "Nos équipes de R & D analysent diverses options, y compris les robots terrestres, qui présentent aussi un potentiel d'applications civiles", a indiqué Renault sans dévoiler le nom de son partenaire.
En effet, Renault a été contacté en début d'année par le ministère des Armées, qui s'est montré intéressé par les capacités de production et de développement rapide de l'entreprise. "Nous sommes engagés dans divers projets dans le domaine de la défense, tout en recherchant des applications civiles chaque fois que possible", a ajouté le constructeur.
Le prototype de drone terrestre, annoncé pour le salon Eurosatory, serait conçu pour des missions de reconnaissance sur le champ de bataille, prenant l'apparence d'un petit véhicule tout-terrain muni de plusieurs caméras suspendues. Cette innovation s'inscrit dans le cadre d’un projet plus vaste après le développement antérieur de drones aériens en collaboration avec Turgis Gaillard, visant à produire jusqu'à 600 unités par mois dans l'usine du Mans.
Une vision futuriste pour le secteur de la défense
À plus long terme, toujours selon L’Usine Nouvelle, une seconde initiative pourrait naître entre Renault et Arquus concernant le militarisation de véhicules légers, possiblement dérivés de la gamme Dacia. Cette approche souligne les ambitions de Renault de s'impliquer dans le domaine des nouvelles technologies militaires et de répondre à la demande croissante pour des solutions de défense innovantes.







