Les syndicats de l'Éducation nationale se mobilisent ce mardi 31 mars pour une grève nationale, visant à contester la suppression de postes d'enseignants dans le second degré, ainsi que l'impact négatif sur l'éducation.
Cette intersyndicale appelle à un renforcement des manifestations du 30 mars au 3 avril, avec notamment une journée nationale de grève le 31 mars. Selon une récente analyse de Sud Ouest, le Sud-Ouest est particulièrement touché par ces mesures qui entraînent déjà des conséquences visibles dans les établissements.
Quelles sont les revendications ?
Les principales organisations syndicales, dont la FSU, l'UNSA, la CFDT, la CGT et SUD, s'accordent à dénoncer les politiques budgétaires du gouvernement. Leur communiqué commun souligne que les suppressions d'emplois et le gel des revalorisations salariales compromettront un service public d'Éducation déjà affaibli. Ce contexte génère des classes surchargées et une offre de formation en baisse. Les syndicats prévoient également des milliers de fermetures de classes dans le premier degré.
Conséquences de la grève
Partout en France, et particulièrement en Nouvelle-Aquitaine, des défilés sont attendus. À Bordeaux, plusieurs organisations se seront rassemblées devant le rectorat à partir de 11 heures. En Dordogne, une assemblée générale est également programmée à Périgueux avant un rassemblement prévu à Mont-de-Marsan. De même, à Pau, une réunion aura lieu à 11 heures, et à Agen, un appel a été lancé pour se retrouver place de la préfecture à 10h30.
Il est important de noter que cette grève pourrait également perturber le fonctionnement habituel des écoles, avec des annonces de fermetures de garderies et des modifications possibles dans les cantines scolaires à Bordeaux, comme l'indique la mairie sur son site.
Au total, ce sont près de 4 000 suppressions de postes d’enseignants, tant dans le public que dans le privé, qui sont anticipées pour la rentrée 2026. Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale, avait justifié ces mesures par une "chute démographique vertigineuse" ayant conduit à une baisse significative des effectifs scolaires.
Les syndicats pressent le gouvernement d'agir pour un budget 2027 promettant à la fois des créations d'emplois et des revalorisations salariales. Avec ces actions, ils cherchent à mettre en lumière la gravité de la situation et l'impact sur l'éducation des générations futures.







