Avec une flotte de quatre véhicules et plus de 30.000 kilomètres parcourus chaque mois, Nadine Bertin, conductrice de taxi à Nîmes, voit ses frais de carburant exploser. Depuis la hausse des prix qui a suivi les tensions géopolitiques, notamment les agressions israélo-américaines contre l'Iran en février, elle estime avoir à débourser 18 euros de plus par plein.
En raison de la nécessité de maintenir des tarifs compétitifs, elle ne peut pas répercuter cette augmentation sur le prix de ses courses. Cela l'a conduite à des décisions difficiles, dont le licenciement d'un chauffeur. « Cela me peine énormément, je n'ai pas eu d'autre choix », confie-t-elle. Nadine lance donc un cri du cœur au gouvernement : « Il faut qu'il prenne des mesures, peut-être réduire la TVA, mais qu'il fasse quelque chose ».
Ce problème touche de nombreux professionnels du secteur. Selon un rapport de l’INSEE, les tarifs des transports restent souvent en décalage avec les coûts réels, mettant en péril la viabilité de centaines de chauffeurs.
Gabrielle Fresnault, experte en économie des transports, souligne que « la hausse continue des tarifs du carburant est insoutenable pour les petits entrepreneurs comme les taxistes », ajoutant que des mesures gouvernementales s'imposent rapidement. La situation reste préoccupante pour ces professionnels dont la voix se fait entendre partout en France.
Les chauffeurs de taxi en lutte : l'appel urgent d'une conductrice de Nîmes
Une conductrice de taxi appelle le gouvernement à agir face à la hausse des prix de l'essence.







