Dans le cadre du Dafy Tour, qui s'est tenu les 27 et 28 mars, la préfecture du Gard a organisé des événements pour éveiller la conscience des motards sur les dangers de la conduite en état d'ivresse.
"Non, jamais !" s'indigne un jeune motard lorsqu'on lui demande s'il a déjà conduit sous l'influence de l'alcool. "Cela fait trois ans et demi que je roule, et c'est un principe pour moi." Son ami, Mathias Boulon, président de l'association Ramène ta caisse, abonde dans ce sens. "Nous organisons des rassemblements auto-moto sans alcool, seulement des boissons non alcoolisées. Nous sommes de bons élèves.”
L’alcoolémie, un fléau sur nos routes
Lors de cette tournée motarde, Loïc Loffroy, gérant du magasin Dafy à Nîmes, a sollicité les équipes de la préfecture du Gard pour alerter sur les dangers de l'alccol au volant. "C’est un sujet que l’on préfère souvent ignorer," fait-il remarquer. "Organiser un événement festif, mais sécurisé, est donc essentiel."
Installé devant le magasin, Pierre Behaeghel anime le stand de prévention. Il propose un parcours simulant les effets de l'alcool et un atelier éducatif sur les doses permises. Il insiste sur le fait que "l'alcool reste la deuxième cause d'accidents mortels sur nos routes, juste après la vitesse." Selon lui, le risque d'accident augmente de manière significative, multiplié par dix, quand l'alcool dans le sang dépasse 0,5 g/L. "L'atelier connaît un bon succès. Cela permet aux participants de prendre la mesure des risques, et nous leur offrons des solutions," précise-t-il. Un ancien gendarme, devenu bénévole, témoigne de son besoin d'agir en amont : "J'ai vu trop de permis suspendus, ou pire. La prévention est essentielle."







