Une découverte archéologique d'une portée exceptionnelle pourrait bien transformer l'histoire, particulièrement celle du Gers : un squelette retrouvé dans une église à Maastricht, aux Pays-Bas, pourrait appartenir à d’Artagnan, le célèbre mousquetaire gascon, né à Lupiac (Gers) et mort au combat à Maastricht en 1673.
Selon les informations rapportées par L1 Nieuws, la découverte a eu lieu lors de travaux de rénovation dans une église du quartier de Wolder, un lieu associé depuis longtemps à la possible sépulture du militaire français.
Les historiens connaissent bien la fin tragique de d’Artagnan, mais le lieu de son inhumation est resté un mystère pendant plus de trois siècles. Maintenant, cette découverte ouvre de nouvelles perspectives.
Des éléments troublants
Les premiers éléments collectés sur le squelette semblent prometteurs. Le diacre Jos Valke, présent lors des fouilles, a déclaré : "Une pièce de monnaie française a été trouvée près du corps." De plus, la position de la sépulture, à proximité de l'autel, suggère qu'il s'agit d'une personne de grande importance. Seules des personnalités royales ou notables étaient enterrées dans de tels emplacements à l'époque.
Côté scientifique, les chercheurs font état d'indices concordant avec les circonstances de la mort du mousquetaire, notamment le fait qu'il ait été abattu lors des combats. La datation, le contexte historique et l'emplacement de la découverte renforcent l'hypothèse qu'il pourrait s’agir de d’Artagnan.
L'archéologue Wim Dijkman, impliqué dans les recherches depuis vingt ans, exprime une certaine prudence malgré ses espoirs. "Je reste très prudent, je suis scientifique. Mais les perspectives paraissent encourageantes," confie-t-il.
Si cette découverte est confirmée, elle pourrait avoir un impact significatif sur l'histoire de Maastricht. Le maire de la ville, Wim Hillenaar, a commenté : "Si l'analyse ADN le confirme, ce serait une découverte remarquable qui marquerait un chapitre crucial de l'histoire de Maastricht."
Pour valider l'identité du squelette, des analyses scientifiques approfondies, en particulier des tests ADN et des études anthropologiques, sont en cours. Un échantillon d’ADN prélevé sur le squelette est actuellement comparé à celui d'un descendant de d’Artagnan dans un laboratoire de Munich en Allemagne, et les résultats sont attendus avec impatience.







