En 2025, le ministère de l'Intérieur a révélé que plus de 9 700 crimes et délits à caractère raciste, antireligieux ou xénophobe ont été enregistrés, marquant une augmentation de 5 % par rapport à 2024. Bien que cette hausse soit notable, elle reste inférieure aux flambées observées en 2023 et 2024, périodes marquées par un contexte géopolitique tendu, notamment le conflit au Proche-Orient.
Les chiffres publiés le 25 mars montrent que les forces de police et de gendarmerie ont constaté une légère augmentation, moins marquée que les précédentes années. Entre 2016 et 2025, la hausse annuelle moyenne était de 7 %. En 2023, une flambée de 30 % avait été observée, surtout liée à l'augmentation des actes antisémites, fortement alimentée par les événements au Moyen-Orient.
Selon le bilan du Service statistique en charge de la sécurité intérieure (SSMI), les injures publiques constituent la majorité des crimes, tandis que les atteintes à la vie, dont trois homicides et trois tentatives recensées en 2025, demeurent marginales, représentant environ 6 % de l'ensemble des infractions.
Un taux trois fois supérieur à Paris
Les victimes de ces infractions sont majoritairement des hommes âgés de 25 à 54 ans, et on constate qu'environ 20 % des victimes ont moins de 25 ans. Paris se démarque avec un taux de crimes racistes plus de trois fois supérieur à la moyenne nationale, affichant 2,1 victimes pour 10 000 habitants, contre 1,4 pour la France en général. Les départements tels que la Lozère, le Cantal ou la Creuse présentent les taux les plus faibles.
Les contraventions pour des faits racistes survenus dans des contextes privés ont, quant à elles, diminué de 6 % entre 2024 et 2025, totalisant plus de 6 700 infractions, principalement liées à des injures, provocations ou diffamations.
Comme l'indique le ministère de l'Intérieur, « l'évolution du nombre d'atteintes enregistrées par la police et la gendarmerie nationale reflète à la fois la vraie dynamique des phénomènes, ainsi que la propension croissante des victimes à signaler ces actes », témoignant d'une amélioration dans la prise en considération de ces délits par les autorités.







