« On veut des conditions de travail dignes » : c'est le cri du cœur des agents de la maison de retraite L’Orée des bois à Mézin, en Lot-et-Garonne. Soutenus par Force ouvrière (FO), ils ont décidé de se relayer devant l’établissement à partir de 10 heures ce mardi 24 mars, pour protester contre un « clivage entre la direction et les instances », ainsi que des conditions de travail qu'ils jugent inacceptables.
Selon Martine Pamiès, secrétaire régionale du service santé de FO, « le personnel est au bord de l’épuisement ». Malgré les 90 000 euros récemment investis dans un système de désenfumage et un projet architectural d’humanisation prévu pour 2026, les agents expriment leur mécontentement face à des conditions de travail jugées « toxiques ». De nombreux employés font part de leur fatigue face à un management perçu comme dégradant.
Les revendications sont claires : insuffisance d’effectifs, manque de reconnaissance, horaires de travail non respectés, et conditions de sécurité préoccupantes, notamment pour les travailleurs isolés. « Les travailleurs sont souvent contraints d'utiliser du matériel défectueux », pointe Pamiès. La situation alerte même des experts du secteur qui soulignent la nécessité de revoir en profondeur l’organisation du travail en Ehpad.
La grève, qualifiée d'« inédite et illimitée », vise à obtenir une amélioration des conditions de travail aussi bien pour les employés que pour les résidents. Les agents se réuniront à nouveau le mardi 31 mars pour discuter de l'avancement de leurs revendications. En attendant, vingt d'entre eux se relaieront dès ce matin devant le bâtiment, tout en continuant à assurer les soins aux patients, démarche qui témoigne de leur engagement envers ces derniers.
En dépit des négociations en cours, la direction de l’Ehpad, représentée par Fabrice Duménil, n'a pas souhaité s'exprimer publiquement sur le sujet. Toutefois, la représentante syndicale assure que certains « points administratifs peuvent être rapidement réglés » et espère des promesses concrètes et écritures à l'appui de l'administration après cette mobilisation.







