La lutte contre les violences liées au narcotrafic à Marseille prend un tournant avec l'arrestation récente de dix personnes dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Mehdi Kessaci. Ce jeune homme de 20 ans, étranger au milieu du trafic, avait été tué le 13 novembre 2025, tiré comme un symbole d'une violence gangrenant la cité.
Dix individus, issus de la région marseillaise et de l'Hérault, ont été placé en garde à vue, témoignant d'une avancée clé dans une affaire qui choque encore la population. Le parquet national anti-criminalité organisée, qui supervise cette enquête complexe, considère le dossier Kessaci comme l'un des plus sensibles qu'il ait pris en charge.
La famille Kessaci a déjà été frappée par tragédie, avec la mort de Brahim, le grand frère de Mehdi, conclus à un trafic de drogue en 2020. Amine Kessaci, désormais élu au conseil municipal marseillais, se positionne comme une figure engagée dans la lutte contre le narcotrafic et vit sous protection policière depuis l'été dernier.
Ce développement survient alors qu'un procès pour un double meurtre présumé lié à la DZ Mafia s'ouvre à Aix-en-Provence, mettant sous les projecteurs des suspects, dont Amine Oualane, qui pourrait être en lien avec l'assassinat de Mehdi.
Les violences liées au narcobanditisme à Marseille ont fait chuter leur bilan à 17 victimes en 2025, mais l'an passé, 49 vies avaient été fauchées. Malgré ces chiffres en amélioration, la lutte semble encore très loin d'être gagnée. En réponse, une vaste opération judiciaire a mobilisé 900 gendarmes et abouti à 42 gardes à vue, poursuivant les chefs de la DZ Mafia.
Avec l'implication croissante des autorités et la désignation d'Amine Kessaci comme voix forte dans la lutte, l'avenir de Marseille se dessine face à un narcotrafic toujours amer.







