Jérôme Barella, le principal suspect de l'affaire tragique de Lyhanna, adolescente de 11 ans, a récemment été mis en examen pour meurtre et viol sur mineure. La collégienne a été retrouvée morte le 4 juin dans le Gers, ce qui a choqué et bouleversé toute la France.
Âgé de 41 ans, Barella, un intérimaire, a été extrait de sa cellule de Mont-de-Marsan pour être interrogé par les juges enquêteurs. Lors de son audition, il a principalement invoqué son droit au silence, comme l’a signalé le procureur adjoint. À l'issue de l’interrogatoire, il a été formellement inculpé pour meurtre sur une mineure de moins de 15 ans, accompagné de viol.
Initialement, Barella avait été mis en examen pour enlèvement après la disparition de Lyhanna. Désormais, il fait face à des accusations bien plus graves et encourt potentiellement la réclusion à perpétuité.
L'audition, qui a débuté vers 9H30, était alors que de nouveaux éléments accablants émergeaient. En parallèle, mercredi, il a également été mis en examen dans une affaire distincte concernant des agressions sexuelles sur une mineure, surnommée l'affaire "Rosa".
La mère de la victime a déposé plainte pour viol à l'encontre de Barella en août 2025, précisant que sa fille avait déclaré avoir subi des abus à de nombreuses reprises. Malheureusement, aucune action judiciaire n'avait été prise à l’époque.
Le suspect, qui a continuellement gardé le silence lors des procédures judiciaires, a récemment subi une perquisition à son domicile, où les gendarmes de Toulouse cherchaient des preuves supplémentaires dans le cadre de l'enquête en cours.
Les violences alléguées avaient déjà suscité une indignation massive. Après la découverte du corps de Lyhanna, une vaste mobilisation a eu lieu à travers la France, incitant des milliers de citoyens à manifester pour demander des réformes législatives concernant les violences sexuelles.
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a ordonné un réexamen urgent de 70 000 plaintes portant sur des violences sur mineurs, reconnaissant des failles dans le traitement de ces affaires par les services d'enquête. Près de 675 personnes sont actuellement en détention suite à cette décision. Les préoccupations autour des violences sexistes et sexuelles continuent d'attiser le débat public, remettant en lumière les mécanismes judiciaires entourant de telles affaires.







