Ce jeudi 25 juin, une intersyndicale de l'éducation incite les enseignants à exercer leur droit de grève pour dénoncer des "conditions de travail inacceptables" alors que le pays fait face à un épisode de canicule exceptionnel.
Dans un communiqué, la FSU, le SE-Unsa, la FNEC FP FO, entre autres, expriment leur inquiétude : "La santé des personnels et des élèves est mise en péril". Ils pointent également la "responsabilité" du ministre de l'Éducation ainsi que celle du gouvernement.
Les syndicats dénoncent une "impréparation manifeste" face à une situation qui aurait dû être anticipée. "Nous recevons de plus en plus de retours de collègues sur les conditions de travail, avec des cas de malaises signalés et une hausse des visites à l'infirmerie," annoncent-ils, évoquant aussi une augmentation des fiches SST (santé et sécurité au travail).
Face à cette situation alarmante, les syndicats ont posé des préavis de grève pour revendiquer une amélioration des conditions de travail et des moyens appropriés.
Le ministre de l'Éducation nationale se défend
L'intersyndicale appelle les enseignants à utiliser les dispositifs existants, tels que les fiches SST ou le droit de retrait en cas de danger imminent. Avec 72 départements en vigilance rouge, cette journée pourrait être le pic de la canicule observée depuis le début de semaine.
Environ 3.500 établissements scolaires ont été fermés et 10.000 ont modifié leurs horaires, a déclaré le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, sur France 2. Les examens, comme l'épreuve de français du brevet, ont été adaptés avec des pauses supplémentaires.
Pour le baccalauréat, une partie des candidats au grand oral et aux oraux anticipés de français ont vu leurs horaires décalés.
Bien que le ministère ait publié un plan de gestion des vagues de chaleur, insistant sur la nécessité de maintenir les établissements ouverts tant que la sécurité n'est pas compromise, il n’a pas donné suite aux nombreux appels au changement. Le ministre a souligné que la responsabilité du bâti scolaire incombe aux collectivités locales, et non à son ministère.







