L'affaire tragique du meurtre de Lyhanna, une fillette de 11 ans disparue depuis le 29 mai, ébranle la France. Deux jours après la découverte de son corps, de nombreuses figures publiques expriment leur colère et leur consternation sur les réseaux sociaux.
"Ça suffit !" s'exclament des personnalités engagées contre les violences infligées aux enfants. Parmi elles, Flavie Flament, Judith Godrèche et Andréa Bescond ont réagi avec indignation. L'affaire, relayée par des médias comme RTL, souligne les défaillances d'un système judiciaire défaillant.
Sur son compte Instagram, Flavie Flament déclare : "Lyhanna a été laissée seule". Elle témoigne de son propre vécu en tant que victime de violences sexuelles, affirmant que la France "ne protège pas ses filles". L'animatrice fait écho à de nombreuses plaintes restées sans suite concernant le principal suspect, Jérôme Barella, qui n'avait jamais été inquiété par la justice malgré des antécédents.
Des défaillances judiciaires pointées du doigt
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a reconnu, dans une interview sur TF1, que cet incident révélait un "immense échec" du système, et a présenté ses excuses à la famille de Lyhanna. Flavie Flament poursuit en dénonçant les mères de victimes qui ont porté plainte dans le passé, appelant les autorités à prendre conscience des enjeux.
Judith Godrèche, quant à elle, met en lumière le silence qui entoure souvent les violences sexuelles. Elle insiste sur le fait que des plaintes précédentes contre Barella ont été classées sans suite, se demandant ironiquement si la mort de Lyhanna aurait finalement fait bouger les lignes.
Des appels à manifester
Andréa Bescond, victime de violences enfants, appelle à une mobilisation nationale pour dénoncer l'inaction des autorités. Elle incite les Français à se rassembler devant les tribunaux et le ministère de la Justice. Elle interpelle directement Emmanuel Macron, affirmant que le processus ayant mené à la disparition de Lyhanna est symptomatique d'une problématique plus vaste.
Dans un cri du cœur, elle désigne Lyhanna comme "l'injustice de trop", critiquant un système favorisant l'impunité des agressions. Cet appel résonne avec d'autres voix féminines comme Vanessa Springora, l'autrice de "La Familia Grande", et Emmanuelle Béart, qui expriment elles aussi leur indignation face à cette tragédie. "Quand allons-nous protéger nos enfants ?" s'interroge Béart, reflétant l'urgence d'un changement nécessaire.







