Des milliers de gens du voyage se sont rassemblés aux Saintes-Maries-de-la-Mer ces 24 et 25 mai pour leur pèlerinage traditionnel en l'honneur de Sainte Sara, la patronne des gitans. Cet événement spirituel est l'occasion pour la communauté de se retrouver, mais pendant ce temps, la feria de Nîmes a été le théâtre de vols à la tire dans les rues animées. Deux hommes sont actuellement en garde à vue, soupçonnés d'avoir dérobé près de vingt téléphones portables lors des festivités.
"On me l'a volé devant la Maison Carrée"
Mathilde, une Nîmoise venue profiter de la feria en famille, a partagé son expérience avec ICI Gard Lozère. "Je me suis fait voler mon téléphone près de la Maison Carrée, la foule était immense et il faisait très chaud. J’avais ma fille avec moi, que j’ai finalement portée pour qu’elle puisse mieux respirer. C’est à ce moment-là que j’ai senti quelqu’un tirer sur mon sac. Quand je l’ai ouvert, mon portable avait disparu."
Dès que le vol a eu lieu, Mathilde a tenté de retrouver son appareil. "On est sortis de la foule et j’ai demandé à mon fils de géolocaliser mon téléphone. Mais rien à faire sur le moment. J'ai donc décidé de rentrer chez moi, pensant que rester n'était d'aucune utilité." Le lendemain, elle a vu que son téléphone se déplaçait vers le quartier de Pissevin.
Déterminée, Mathilde s'est rendue sur les lieux avec sa famille. "Nous avons aperçu un jeune homme courant, et ma fille a remarqué que mon téléphone le suivait." Ils ont alors décidé de le poursuivre. "Nous l’avons rattrapé et à l’intérieur de son sac, je n'en revenais pas : il y avait une vingtaine de téléphones, dont le mien !" Cette découverte fortuite a mis en lumière l'ampleur des vols dont ont été victimes de nombreux festivaliers.
Les enquêteurs doivent maintenant interroger les deux suspects afin de clarifier leur rôle dans cette série de vols, illustrant l'ombre qui pèse sur les événements festifs en France, comme l'a également souligné le rapport de Le Monde. Le phénomène de vol à la tire lors des rassemblements publics n'est pas nouveau, mais il soulève la nécessité d'une vigilance accrue de la part des autorités et des participants.







