Après l’annonce du retrait de trois mécènes du financement du Nîmes Olympique, Thierry Cenatiempo s'est exprimé ce samedi 23 mai. Le président des Crocos défend sa communication et met en lumière le fonctionnement financier du club, en particulier en ce qui concerne le mécénat.
Suite aux déclarations des mécènes relatant un manque de communication, notamment à la suite du départ de Mickaël Gas, ancien entraîneur, Cenatiempo rejette l'idée d'un déficit de dialogue avec eux. "On mélange actionnariat, sponsoring, partenariat, mécénat", clarifie-t-il.
Il rappelle également les obligations légales entourant le mécénat. "Si vous attendez des pouvoirs sur la prise de décision en tant que mécène, vous devrez restituer l'avantage fiscal perçu", explique-t-il. Le président insiste : "La règle du mécénat est de ne recevoir aucune contrepartie".
Malgré ces tensions, Cenatiempo affiche sa volonté de renouer des relations avec les mécènes démissionnaires pour le bien du club, dans un contexte où la stabilité, tant sportive que financière, est cruciale.
La défense de la gestion financière
Concernant l'intégrité financière, Thierry Cenatiempo a également cherché à apaiser les craintes. Il a précisé que la SAS du Nîmes Olympique, en tant que société privée, ne pouvait pas recevoir directement l'argent des mécènes, une pratique illégale. "C’est interdit par la loi", affirme-t-il.
L'argent transite donc par l'association du club, qui est autorisée à recevoir des dons. Après validation par un expert-comptable et la DNCG, les fonds peuvent être réinjectés dans la société privée. Ce mécanisme est notamment utilisé pour acheter des billets destinés à des jeunes Nîmois issus de quartiers défavorisés. "Pour chaque match, l’association a acheté plus de 1 000 places, ce qui a représenté 325 000 euros cette saison", indique le président.
Il conclut en affirmant que tout est fait dans le respect des règles : "On fait tout ce que font tous les clubs, c’est fait en toute légalité." Ce texte a été enrichi par des sources d'actualité locales et les avis de plusieurs experts en gestion sportive.







