La feria annuelle de Nîmes débutera le jeudi 21 mai 2026, marquée par cinq corridas, deux novilladas, une corrida de rejon et une course camarguaise. Traditionnellement, cet événement est l'occasion pour l'Alliance Anticorrida de s'opposer à cette pratique, et leurs derniers résultats sont puissants.
Un sondage IFOP, intitulé "Les Nîmois et l’interdiction de la corrida", démontre que 76 % des jeunes de 18 à 24 ans expriment leur désaccord avec la corrida. À cette question directe, 56 % des Nîmois s'opposent également aux corridas avec mise à mort des taureaux.
Concernant les enfants de moins de quatorze ans, 58 % des répondants soutiennent l'idée d'interdire leur présence à ces spectacles controversés. Par ailleurs, 53 % des Nîmois se prononcent contre les subventions publiques destinées aux écoles de tauromachie et aux clubs taurins.
Sur une note plus positive, 71 % des participants à ce sondage se montrent favorables à la transformation des corridas en spectacles tauromachiques alternatifs, tels que les recortadores et les courses camarguaises, évitant la souffrance animale.
Ce sondage a été réalisé auprès d'un échantillon de 402 Nîmois âgés de 18 ans et plus. Les interviews, effectuées par téléphone entre le 7 et le 13 avril 2026, ont été menées avec une méthode de quotas garantissant la représentativité de la population.
Les résultats de cette enquête soulèvent des questions cruciales sur l'évolution des attitudes face à la corrida en France, particulièrement dans une ville où cette tradition est profondément enracinée. Selon des experts, l'augmentation de l'opposition parmi les jeunes pourrait signaler un changement socioculturel significatif.







