Après les villages fleuris et les plus beaux villages de France, le site des Pyrénées-Orientales se tourne désormais vers les villes et villages sobres en eau. Ce nouveau label mettra en avant l'implication des communes dans la gestion des ressources en eau, selon les propos d'Edmond Jorda, président de l'Association des maires de France dans le département, qui a partagé sa vision sur ICI Roussillon.
Pour débuter, les municipalités intéressées devront remplir un questionnaire évaluant divers critères tels que l'efficacité des réseaux d'eau potable, les infrastructures municipales, la gestion des espaces verts et des eaux réutilisées, ou encore les efforts de communication sur ces enjeux, particulièrement importants pour les touristes.
Un engagement collectif pour l'eau
Edmond Jorda ne manque pas de souligner l'importance d'un engagement collectif : "L'objectif est de maintenir la mobilisation. Bien qu'il y ait eu des précipitations récemment, les enjeux du changement climatique persistent et requièrent une vigilance constante."
Il insiste sur le fait que les maires doivent jouer un rôle clé dans cette démarche, en sensibilisant leurs concitoyens à la nécessité de protéger cette ressource essentielle. Pour lui, le défi n'est pas simplement d'afficher un label, mais de créer une véritable prise de conscience au sein de la communauté.
Le système d'accompagnement mis en place pour aider les communes à préserver l'eau inclut des mécanismes de soutien, notamment pour ceux qui solliciteront des subventions pour améliorer leurs infrastructures. "Une approche bienveillante", pointe également le Préfet, afin de dynamiser les efforts des collectivités.
Un appel à l'action pour un avenir durable
En raison des efforts préalablement déployés, un collectif a permis une réduction de 30% de la consommation d'eau potable, mais Jorda souligne que "la vigilance doit perdurer, tout comme en temps de crise sanitaire, où les gestes barrières avaient été facilement oubliés." Les agriculteurs et le secteur économique, eux, subissent encore des restrictions lors de la gestion de cette ressource vitale.
Jorda se veut optimiste quant à l'intérêt des communes pour ce label, espérant que l'ensemble des 226 municipalités du département répondent à l'appel. "Nous visons d'abord à labéliser un tiers des communes, tout en soutenant les autres, car ce label n'est pas réservé aux plus riches".
Un soutien pour la ruralité
La question de l'équité face à la gestion de l’eau est capitale, surtout pour les communes rurales qui, souvent sous-représentées, doivent faire face à des défis uniques. "Le financement de l'eau ne se fait pas de manière juste, car la consommation inférieure des campagnes engendre moins de ressources pour investir dans les infrastructures nécessaires," explique Jorda.
Ce nouveau label sera officiellement lancé lors du prochain salon des maires, les 11 et 12 juin, avec l’envoi des premiers questionnaires prévu dès cette semaine. "Nous espérons pouvoir délivrer les premiers labels avant l'été," conclut Edmond Jorda.







