Dimanche, une violente altercation à Manresa, non loin de Barcelone, a fait plusieurs victimes, conduisant à l'arrestation d'un couple soupçonné d'un acte à caractère raciste. Cependant, l'actualité prend une tournure inattendue avec l'arrestation de Jonathan Andic, fils d'Isak Andic, le fondateur de Mango, dont la mort en 2024 avait été initialement considérée comme un accident suite à une chute dans une zone montagneuse.
Une chute initialement jugée accidentelle
Isak Andic, figure emblématique dans l'univers de la mode avec une fortune estimée à 4,5 milliards de dollars, est décédé lors d'une randonnée, accompagné uniquement par son fils Jonathan, qui a maintenant 45 ans. Les enquêteurs avaient, à l'époque, conclu à un accident. Toutefois, à partir de 2025, de nouveaux éléments ont poussé la police à rouvrir le dossier et à reconsidérer les circonstances entourant ce tragique événement.
Des déclarations jugées incohérentes
Les auditions de Jonathan Andic ont suscité la curiosité des enquêteurs. Selon le quotidien Ara, son comportement a été jugé « parfois contradictoire » et ses propos « confus », ce qui a incité la police à approfondir son enquête. Des sources d'El País rapportent que les témoignages recueillis comportent des incohérences et laissent planer des doutes sur la véracité des événements narrés.
Un changement de téléphone suspect
Un autre élément qui a attiré l'attention des enquêteurs est le changement de téléphone de Jonathan peu après le décès de son père. D'après El País, il aurait remplacé son iPhone quelques semaines après la mort d'Isak, et l'ancien appareil n'aurait été remis aux autorités que deux mois plus tard, suscitant des questions sur ses motivations.
Des tensions familiales anciennes
Outre les éléments matériels, les enquêteurs s'intéressent à l'historique familial. Des témoignages évoquent une relation tendue entre le père et le fils. Lors d'un discours de Noël, Isak Andic avait exprimé sa volonté de transmettre le contrôle de Mango à un autre dirigeant, en omettant de mentionner son fils, ce qui atteste du climat conflictuel qui régnait au sein de la famille.
Des soupçons, mais pas de preuves publiques
Bien que des indices continuent d'émerger, aucune preuve tangible n'a été présentée jusqu'à aujourd'hui. Jonathan Andic a fermement nié les accusations et clamé son innocence, soutenu par sa famille qui insiste sur l'absence de preuves concrètes contre lui. Le principe de présomption d'innocence reste au cœur de cette affaire complexe, alors que l'opinion publique s'interroge sur les enjeux cachés derrière la mort d'Isak Andic.







