Après deux semaines de vacances, le retour à l'école marque également le retour des cars scolaires dans nos villes. Toutefois, cette reprise s'accompagne d'une réalité difficile pour les entreprises chargées du transport des élèves : la flambée des prix des carburants.
Une augmentation sans précédent
Dans le Tarn-et-Garonne, la société Navettes & Voyages gère une flotte de 120 cars pour le ramassage scolaire. Murielle Bernet, responsable de l'exploitation, souligne que le coût du gasoil a atteint des sommets : "On a constaté des prix allant jusqu'à 2,49€ le litre. C'est une hausse historique, entraînant des milliers d'euros supplémentaires. Nous prenons cette différence sur nos marges."
Les entreprises de transport ont peu de latitude pour faire face à cette situation, notamment parce que les contrats et devis ont été établis plusieurs mois auparavant. "Nous discutons avec la région pour ajuster le taux intermédiaire de remboursement. L'État devrait également proposer une aide, même si elle reste limitée. C'est mieux que rien," ajoute Murielle.
Mesures préventives et défis futurs
Un autre enjeu majeur est la gestion des trajets, notamment ceux où les cars circulent à vide. "Il arrive que nous devions refuser un client lorsque le trajet avec un bus vide devient trop long par rapport à la compensation du temps. Nous devons être vigilants," explique Bernet.
De plus, la problématique du siphonage s'accroît. "Nous avons déjà fait face à des tentatives de siphonnage récemment. La sécurité autour des dépôts a été renforcée. J'ai demandé à tous les chauffeurs de rentrer avec le réservoir presque vide après les vacances. Cela minimise le risque, et ce n'est pas seulement une question économique," précise la responsable.
Les espoirs reposent sur une baisse rapide des prix du carburant. Par ailleurs, cette situation affecte non seulement les entreprises elles-mêmes mais également les chauffeurs et employés, qui subissent une hausse des coûts pour se rendre au travail.







