L'université Jean-Jaurès à Toulouse a lancé un projet innovant visant à protéger les étudiantes vulnérables en fournissant des logements d'urgence. Ce dispositif, actuellement en phase de développement, est le résultat d'une collaboration entre la commission de formation et de vie universitaire et des étudiants, ayant débuté il y a un an. En parallèle des mesures telles que les congés menstruels, qui ont fait de cette institution la première en France à aborder cette question, cette initiative vise à répondre à un besoin urgent de sécurité pour certaines jeunes femmes.
Le contexte de cette initiative trouve ses origines tragiques dans le meurtre de Lison, une étudiante de 23 ans, tuée par son ex-partenaire à Toulouse en décembre 2024. Rozenn Leveque, membre du collectif Poing Levé intégrant la CFVU, déclare : « Bien qu'une plateforme existe pour signaler les violences, son efficacité est discutable. Ce projet de logements est une réponse directe pour offrir aux personnes en détresse un havre de paix. »
Ce programme prévoit de réserver entre trois et cinq studios dans les résidences universitaires, financés par la Contribution de vie étudiante et de campus. Ces logements seront mis à disposition pour des séjours de trois mois, renouvelables. La CFVU collabore également avec plusieurs associations locales, telles que France Victime 31 et La Maison des Femmes 31, afin d’assurer un suivi social et psychologique aux étudiantes qui bénéficieront de cette aide. La mise en œuvre finale de ce projet est attendue pour juin, avec des débuts prévus à la rentrée de septembre.







