Depuis le 16 mars, le cabinet des Médecins solidaires a doublé ses capacités de prise en charge avec l’arrivée d’un deuxième médecin, apportant ainsi un souffle d’espoir à une région où le nombre de généralistes continue de diminuer.
Il a fallu pousser les murs pour accueillir cette nouveauté. Les travaux pour agrandir la salle d'attente sont encore en cours. Ce changement permet désormais à deux généralistes de consulter, accueillant jusqu’à 1 250 patients supplémentaires comme médecin traitant. « On est très heureux d’avoir cette opportunité d’augmenter notre capacité », déclare Sandrine Prevost, coordinatrice du centre.
Afflux de patients
Ce nouveau médecin arrive à un moment critique, après le départ à la retraite de plusieurs praticiens dans la commune voisine de Fourques-sur-Garonne. Michelle Dixmier, une habitante de Caumont-sur-Garonne, exprime son soulagement : « Heureusement, j’ai pu sécuriser un médecin traitant avant le grand afflux. » Le standard des Médecins solidaires était alors submergé sous les appels. Mais aujourd'hui, grâce à cette nouvelle organisation, « c’est beaucoup plus fluide », se réjouit Sandrine Prevost.
Augmentation de la flexibilité
Avec deux médecins en service, la flexibilité s'est également améliorée. « Si l’un d’entre nous est en retard, l’autre peut prendre en charge un patient », explique le Dr Jean-Loup Bouchard, expert dans ce domaine. Fort de son expérience, il a pu aider sa collègue à utiliser de nouvelles technologies comme un électrocardiogramme, optimisant ainsi le traitement des patients.
Le Dr Bouchard, qui vient d'Yvelines, souligne que la possibilité d'avoir un troisième praticien serait encore plus bénéfique. « Cela permettrait de fluidifier les consultations tout en gardant des créneaux pour les visites à domicile », affirme-t-il.
Face à une demande croissante, il est clair que les Médecins solidaires s’efforcent de répondre à un besoin vital dans la région. En dépit d’un agenda encore chargé, l’équipe reste déterminée à offrir un service de qualité, prenant soin d’équilibrer leur charge afin d’éviter de dépasser leur capacité maximale de 2 500 patients.







