À l'approche des vacances de printemps, la flambée des prix du carburant plonge les automobilistes dans l'inquiétude. Avec le sans-plomb 95 dépassant les 2 euros le litre et des pénuries signalées dans 10 % des stations, bon nombre de Français revoient leurs projets de voyage ou font carrément l'impasse sur les escapades.
Dans une station-service aux abords de Rouen (Seine-Maritime), les tarifs demeurent particulièrement élevés. "J'ai dû débourser bien plus que d'habitude pour faire le plein, habituellement c'est entre 55 et 60 euros," confie un automobiliste. Une riveraine concernée par la situation s'interroge également : "On anticipe nos vacances, mais si les prix continuent d'augmenter, cela pourrait s'avérer problématique." Depuis l'essor des tensions géopolitiques en Iran, les prix à la pompe ont connu un bond significatif. Le 30 mars, le sans-plomb 95 a même atteint le cap symbolique des 2 euros le litre sur le territoire national.
Impact sur les départs en vacances
Le résultat est clair : la tendance vers des départs en vacances cette saison s'inverse. Selon une récente étude menée par INSEE, les réservations des Français affichent une baisse de 1,8 % cette année. Les destinations du Sud sont particulièrement délaissées, enregistrant une chute de 20,4 % dans les Alpes-Maritimes et de 16,5 % pour les Pyrénées-Atlantic. Les vacanciers optent pour des séjours plus courts, adaptés à leur budget, et souvent à proximité. À Rennes, un automobiliste résigné raconte : "J'avais envisagé un voyage dans la Sarthe, mais je préfère renoncer. Ce n'est pas la fin du monde."
À l'approche du week-end de Pâques, ces annulations sont exacerbées par des pénuries, touchant près de 10 % des stations-services qui se retrouvent à court de carburant. Selon le quotidien Le Monde, cette situation s'ajoute à une série de facteurs rend plus complexe l'organisation des déplacements pour les Français. Les experts mettent également en lumière le besoin croissant de solutions durables et de moyens alternatifs de transport pour faire face à cette crise économique.







