Les deux enfants de Cédric Prizzon, âgés de 12 ans et 18 mois, seront ramenés en France depuis le Portugal ce jeudi, marquant une triste conclusion à une affaire tragique. Neuf jours après l'interpellation de leur père, suspecté du meurtre de leurs deux mères, les enfants seront remis aux autorités françaises à Lisbonne, comme l'a rapporté l'AFP.
Les enfants seront accueillis par l'Aide sociale à l'enfance à leur arrivée, et un juge des enfants se penchera sur leur situation afin de déterminer leur prise en charge, a expliqué Nicolas Rigot-Muller, procureur de Rodez. Curieusement, ils rentreront également en France avec les chiens présents lors de leur interpellation le 24 mars.
Cédric Prizzon, ancien policier de 42 ans, est soupçonné d'avoir asphyxié ses deux compagnes, âgées de 40 et 26 ans, dont les corps ont été découverts dans un lieu isolé au nord du Portugal, à Bragança. Un rapport d'autopsie a révélé les circonstances tragiques de leur décès, confirmées par une source policière portugaise à l'AFP.
L'homme, interpellé suite à un contrôle routier, était en cavale depuis le sud de la France où les femmes avaient disparu avec les enfants. Selon plusieurs médias, Cédric Prizzon aurait reconnu avoir tué ses compagnes, mais a nié tout acte prémédité.
L'ancien joueur de rugby et videur de boîte de nuit avait planifié un départ avec sa famille vers le Portugal, souhaitant abandonner son ex-compagne dans un pays d'Afrique du Nord. Cependant, une dispute violente serait survenue, précipitant les événements tragiques.
Le lien conflictuels entre Prizzon et son ex-compagne a été bien documenté, avec des altercations violentes dans le passé, allant jusqu'à des blessures par arme blanche. En 2022, il avait également été condamné pour menaces de mort et harcèlement envers cette même femme.
L'été dernier, il avait violé un accord de garde alternée, emmenant son fils à l'étranger avant d'être intercepté par les forces de l'ordre. Dans une déclaration troublante, il déclarait aux policiers avoir choisi le Portugal en raison d'un faible taux de présence policière, révélant un plan désespéré et réfléchi qui s'est soldé par cette tragédie immense.







