L'essentiel
- Jean-Luc Mélenchon a annoncé dimanche soir sur TF1 sa candidature à l’élection présidentielle.
- Il s’agira de sa quatrième participation au scrutin présidentiel après celles de 2012, 2017 et 2022.
- Prendre le temps de faire le point sur les résultats obtenus par le leader insoumis.
Et de quatre. En dépit de sa promesse de céder sa place après 2022, Jean-Luc Mélenchon repart à l’assaut. À peine un an avant l’échéance électorale, et sans grande surprise, il a officiellement déclaré sa candidature à l’élection présidentielle lors d’un entretien sur TF1. Pour lui, il y a « urgence » et il se considère comme « le mieux placé » au sein de La France Insoumise (LFI) « pour aborder les défis à venir ». Auparavant, il s’était déjà présenté aux présidentielles en 2012, 2017 et 2022, offrant ainsi une occasion de rappeler les résultats qu’il a obtenus lors de ses précédentes campagnes.
Troisième homme dans les sondages mais quatrième du scrutin en 2012
Après une séparation avec le Parti socialiste en 2008, Mélenchon a annoncé sa candidature le 21 janvier 2011, soutenu par les communistes et désigné candidat du Front de gauche. Sa campagne, marquée par des meetings populaires et un soutien croissant, le voit crédité de 14 à 15 % dans les sondages. Cependant, lors du premier tour du 21 avril, il termine quatrième avec 11,10 %, loin derrière François Hollande et Nicolas Sarkozy. Suite à cela, il appelle ses électeurs à voter pour Hollande, qui remporte l'élection deux semaines plus tard. Selon Le Monde, cette campagne a été un révélateur de son charisme politique.
Une nouvelle tentative avec LFI en 2017
En 2017, après le mandat de François Hollande, Mélenchon annonce sa candidature le 10 février 2016, choisissant de ne pas participer à la primaire de la gauche. Il fonde alors son mouvement, La France insoumise, tout en obtenant le soutien de divers mouvements politiques. Dans un contexte de forte tension à gauche, il termine à nouveau quatrième avec 19,58 % des voix, juste derrière Emmanuel Macron, Marine Le Pen et François Fillon. Ce scrutin illustre sa position incontournable à gauche, bien qu'il refuse de donner consigne de vote pour le second tour.
2022 : aux portes du second tour
Elu député, Mélenchon se lance tardivement pour 2022, annonçant sa candidature dès le 8 novembre 2020. Avec le soutien de figures socialistes, il devance les sondages à gauche. Cependant, il échoue à rentrer au second tour avec 21,95 % des voix, derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Après sa défaite, il appelle à « ne pas voter pour Marine Le Pen », mais sans donner d'indication de vote pour Macron, ce qui suscite diverses réactions au sein de la gauche.
En observant l'évolution de Mélenchon, l'historien politique Jean-Pierre Raffarin indique que sa persévérance démontre une réelle stratégie à long terme tout en reflétant les enjeux évolutionnaires de la gauche française.







