Le président français, Emmanuel Macron, a tenu à apaiser les inquiétudes autour d'une potentielle pénurie de carburant en France lors de sa visite à Athènes. Malgré les tensions géopolitiques, il a précisé qu'il n'y avait actuellement « aucune raison d'envisager une pénurie ». Macron a mis en garde contre les comportements de panique pouvant aggraver la situation.
« La situation est sous contrôle »
Dans un contexte de blocages maritimes, notamment dans le détroit d'Ormuz, où transitent d'importantes quantités de pétrole, des honnêtes avis ont été émis par des experts du secteur. Par exemple, Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, a souligné que si la situation perdurait, des pénuries pourraient survenir. Toutefois, Emmanuel Macron a contesté cette vision, en affirmant que ces scénarios alarmistes ne sont pas les plus probables pour le moment. « La pire des choses, c'est de céder à la panique », a-t-il ajouté.
Macron a insisté sur le fait que les comportements irrationnels qui peuvent naître durant les périodes d'incertitude sont souvent à l'origine des pénuries. « Heureusement, pour l'heure, la situation est contrôlée », a-t-il assuré, malgré une certaine montée des prix dans le secteur énergétique.
Une poussée de l'inflation
Au cours des dernières semaines, la guerre au Moyen-Orient a provoqué une mobilisation des marchés, avec une escalade des prix dans plusieurs régions, y compris dans l'Union Européenne. Selon les données récentes, l'inflation a atteint 2,6 % en mars, en hausse par rapport aux précédents taux, une situation dont les impacts sont directement liés à l'instabilité du marché mondial du pétrole.
L’impact de ce conflit sur l'économie est ainsi préoccupant, en particulier lorsque l'on considère la dépendance énergétique de nombreuses nations. Selon une analyse du Monde, les mesures prises par les États-Unis pour intensifier les restrictions sur l'Iran contribuent à ce climat d'incertitude, compliquant davantage la situation économique européenne.







