Une page se tourne pour le gouvernement iranien avec l'élimination d'Ali Larijani, un personnage clé, tombé sous les tirs israéliens ce mardi matin. Le ministre de la Défense d'Israël, Israel Katz, a révélé que Larijani, en tant que secrétaire du Conseil national de sécurité, a été tué dans une opération qui marque un tournant majeur dans la stratégie israélienne au Moyen-Orient. Larijani avait été l'un des hauts responsables à assumer des rôles significatifs dans le régime depuis la disparition de l'ayatollah Ali Khamenei.
Lors d'une déclaration, Katz a évoqué la mort de Larijani en ces termes : "Je viens de recevoir confirmation de son élimination. Il a rejoint le chef du plan de destruction, Ali Khamenei, dans les profondeurs de l'enfer". Le ministre israélien a également expressément ordonné à l'armée de continuer à traquer les leaders que lui et le Premier ministre Benjamin Netanyahu qualifient de "régime de terreur".
Ce n’est que quelques jours avant sa mort que Larijani participait à un rassemblement aux côtés du président Massoud Pezeshkian, promouvant des initiatives de soutien à la cause palestinienne. Ses activités se sont poursuivies malgré la menace croissante que représentaient les frappes israéliennes sur Téhéran.
Une carrière marquée par la sécurité et l'influence
Ali Larijani, né à Najaf en Irak en 1957, a été un personnage central, ayant joué un rôle déterminant dans les forces armées, les médias, et le Parlement iranien. Sa carrière diplomatique a débuté avec sa nomination au sein du Corps des gardiens de la révolution, durant la guerre avec l'Irak (1980-1988). Il a rapidement gravi les échelons pour devenir ministre de la Culture, puis directeur de l'IRIB, la Radio-télévision de la République islamique.
En 2005, il est devenu secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, une position qui lui conférait un pouvoir considérable en matière de sécurité intérieure et de diplomatie. Son rôle a été capital dans les négociations nucléaires entre l'Iran et les grandes puissances dont les États-Unis, la France et le Royaume-Uni.
Sa confiance suprême a toujours été maintenue par Ali Khamenei, qui lui a souvent délégué des missions critiques. L'analyste politique Nasser Imani a déclaré au New York Times que "Larijani est perçu comme l'homme de la situation en cette période délicate en raison de son parcours et de ses compétences".
Une mort qui pourrait changer la donne
Avec les récentes escalades militaires, Larijani se trouvait à la tête des opérations stratégiques, notamment depuis le début des frappes israélo-américaines. Le conflit qui a débuté le 28 février a vu sa position devenir encore plus vitale. Le 1er mars, il a réagi à l'assassinat d'Al Khamenei, promettant une réponse militaire sans précédent contre Israël et ses alliés, attisant ainsi les tensions croissantes dans toute la région.
Un haut responsable militaire israélien a commenté que Larijani était devenu "le dirigeant de facto" de l'Iran, prenant les rênes des décisions critiques pour le pays. Son décès soulève désormais des questions sur la continuité de la ligne dure du régime iranien et son approche face aux pressions extérieures.







