Mardi à Davos, Gavin Newsom, gouverneur de Californie, a pris la parole lors du Forum économique mondial pour adresser une critique acerbe à l'endroit de Donald Trump. S'insurgeant contre ses ambitions concernant le Groenland, il a enjoint les dirigeants européens à adopter une attitude plus combative. « Il faut frapper Trump à la figure », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d'une réponse unie et déterminée de l'Union européenne.
Newsom a désigné le président américain comme un « faible », maître de l'exploitation des faiblesses, mais moins résistant lorsqu'il est confronté à une opposition ferme. « Ne lui faites pas de politesses, combattez le feu par le feu », a-t-il conseillé au public réuni à Davos.
Évoquant les déclarations de Trump sur la possibilité d'acquérir le Groenland, Newsom a qualifié cette démarche de « folie », en précisant qu’une telle prise de possession militaire était hors de question. Selon lui, le monde doit réaliser l’absurdité de la situation et s’affirmer en tant qu’entité unie. « Il est temps de se montrer ferme et déterminé, » a-t-il martelé, incitant ainsi à une réaction collective forte contre les provocations américaines.
À ce propos, des experts en relations internationales, comme Jean-Marc Ayrault, ancien ministre des Affaires étrangères, ont souligné l'importance pour l'Union européenne de rester vigilante face aux menaces à sa souveraineté.
D'après les informations rapportées par Le Monde, l’UE envisage de riposter économiquement, notamment face aux menaces de Trump concernant des surtaxes douanières sur plusieurs pays européens. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a promis une réponse « ferme, unie et proportionnée ».
La dynamique politique entre les États-Unis et l'Europe prend ici une nouvelle tournure, alors que les risques de tensions géopolitiques se multiplient sur la scène mondiale.







