Des pourparlers cruciaux entre l'Iran et les États-Unis se sont tenus au Bürgenstock, en Suisse, se concluant mardi sur des bases prometteuses pour mettre fin à un conflit qui dure depuis des mois. Selon des sources diplomatiques, Washington a suspendu ses sanctions sur le pétrole iranien pour une période de deux mois, tandis que Téhéran a obtenu le déblocage immédiat de 12 milliards de dollars d'avoirs gelés.
L’essentiel
• Les discussions menées par JD Vance et Mohammad Bagher Ghalibaf jettent des bases solides pour un éventuel règlement du conflit débuté le 28 février.
• Téhéran a confirmé l’obtention de 12 milliards de dollars, tout en affirmant maintenir le contrôle sur le détroit d’Ormuz – un passage stratégique pour le pétrole mondial.
• Une cellule de gestion de conflit sera mise en place au Liban pour préserver le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, après un lourd bilan de 4.100 morts.
La conclusion des pourparlers à Bürgenstock a été qualifiée d'« avancée significative » par le vice-président américain JD Vance. "Nous avons posé des bases très solides pour aboutir à un accord final réussi", a-t-il déclaré. Les discussions se poursuivront par le biais de groupes de travail, souligne l'agence officielle iranienne IRNA.
Vers un accord durable
Le négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé que les conditions dans le détroit d'Ormuz ne retrouveraient plus jamais leur état d'avant-guerre, soulignant que l'Iran continuera de contrôler ce passage majeur pour le commerce mondial.
La diplomatie pakistanaise confirme également que le président iranien, Massoud Pezeshkian, se rendra à Islamabad pour renforcer les relations de coopération. Parallèlement, Marco Rubio, secrétaire d'État américain, sera en mission dans le Golfe, à Bahreïn et au Koweït.
Un enjeu économique majeur
Les négociations actuelles ont provoqué une chute du prix du baril de Brent, qui est tombé sous la barre des 78 dollars, un niveau bien en dessous des précédents sommets atteints durant le conflit. Les experts s'accordent à dire que la normalisation des relations pourrait avoir un impact positif sur l'économie régionale, mais un suivi rigoureux de l'allègement des sanctions est nécessaire.
D'un autre côté, pour éviter que les fonds débloqués ne financent des actions terroristes, le gouvernement américain suivra de près l'utilisation des ressources libérées, comme l'a précisé JD Vance.
Un premier test pour le cessez-le-feu
La situation au Liban, aggravée par le conflit, a incité la communauté internationale à intervenir. "Le respect du cessez-le-feu sera notre premier test réel" de ce nouvel accord, a déclaré le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghchi, en réponse à l'escalade des violences dans la région. Les tensions entre Israël et le Hezbollah ont déjà causé de nombreuses pertes humaines, rendant impérative une résolution rapide de ce conflit.







