Delcy Rodríguez, désormais à la tête du Venezuela, accueille favorablement l’opération militaire planifiée par Donald Trump qui a conduit à l’éviction de Nicolas Maduro. Selon elle, « cette action a ouvert une nouvelle ère » et représente un avancement significatif dans les relations entre Caracas et Washington, brisant un isolement diplomatique qui a duré des années. Lors d'une allocution publique à Caracas, elle a déclaré : « Le 3 janvier 2026 a marqué un tournant non seulement pour notre politique interne, mais aussi pour notre approche internationale en rétablissant un dialogue constructif avec les États-Unis. »
Sous son leadership, les relations diplomatiques entre le Venezuela et les États-Unis, rompues par Maduro en 2019, sont en phase de redémarrage. Rodriguez a souligné que cela fait maintenant près de six mois qu’elle gouverne, et elle se sent confiante quant à la nécessité de régler les différends par la diplomatie. « Il est essentiel d'aplanir les désaccords pour avancer », a-t-elle insisté, tout en étant consciente de la pression persistante des États-Unis sur son gouvernement.
Les observateurs internationaux, comme l'analyste politique Frédéric Gallois, pensent que cette réconciliation pourrait favoriser des possibilités économiques pour le Venezuela. « Un rétablissement des liens pourrait amener une aide humanitaire cruciale pour un pays en crise », indique-t-il. Même le fils de Maduro, Nicolas Maduro Guerra, a été vu dans l’audience, écoutant attentivement le discours.
Les défis restent nombreux pour la nouvelle présidente, qui doit naviguer entre les attentes du peuple et la réalité politique en mutation. Bien que beaucoup soient sceptiques quant à cette transition, elle a l’ambition de démontrer que le Venezuela peut renaître de ses cendres et renouer avec la communauté internationale sur des bases solides.







