Près de trois semaines après la découverte tragique du corps de Lyhanna, âgée de 11 ans, dans le Gers, un rapport d’inspection tant attendu est remis ce lundi 22 juin au Premier ministre. Ce document met en avant des dysfonctionnements et des erreurs individuelles concernant le traitement des plaintes déposées contre Jérôme Barella, le principal suspect lié au viol et à la mort de la fillette. Les conclusions de ce rapport pourraient entraîner des sanctions administratives.
La grande question qui se pose est : Qui a failli et pourquoi ? Le rapport, rédigé en collaboration entre les services d’inspection de la gendarmerie nationale et de la justice, fournit des éléments cruciaux pour comprendre les manquements dans cette affaire sensible, comme l’indiquent les services de Matignon.
Pourquoi tant de temps perdu ? L’enquête administrative examine également le parcours judiciaire de Jérôme Barella, suspecté dans le viol et la mort de Lyhanna, qui avait disparu le 29 mai dernier. Malgré plusieurs plaintes pour de multiples agressions sexuelles et viols envers des mineurs, cet homme n’a jamais été appréhendé par la justice.
Selon les informations relayées par l’AFP et d’autres sources telles que La Tribune Dimanche et Le Parisien, le rapport révèle la présence de dysfonctionnements notables et de retards dans le traitement d’une plainte déposée en août 2025 par la mère d’une fillette de 10 ans, affirmant que Jérôme Barella l’avait violée à plusieurs reprises.
Il est regretable de constater qu’une affaire d’une telle gravité n’a jamais abouti en raison de procédures judiciaires défectueuses. Les enquêteurs notent que cette plainte a été transférée à deux reprises entre les juridictions de Haute-Garonne et du Gers sans qu'une audition du suspect ait été réalisée.
Une plainte restée sans suite malgré des signalements
Le rapport souligne que la précieuse procédure n'a jamais abouti, circulant sans résultat entre les différentes juridictions, alors même que les inspecteurs privilégient la piste de défaillances individuelles plutôt qu’un manque de moyens au niveau du parquet d'Auch, saisi de l'affaire. Cet état de fait laisse planer de nombreuses interrogations sur le fonctionnement du système judiciaire dans des affaires aussi sensibles.







