Cela fait 75 jours que le Dr Omar Awad, surnommé le « médecin des pauvres », est incarcéré à Amman. Membre actif du Parti communiste jordanien (PCJ), il a été arrêté aux côtés de plusieurs de ses camarades, parmi lesquels Baha Alayan, un leader de la jeunesse du même parti.
Leur arrestation fait écho à des manifestations en soutien aux Palestiniens, et ce, sans qu'aucun motif formel d'inculpation ne leur soit communiqué, selon les déclarations des dirigeants du PCJ. Ces derniers fustigent ce qu'ils appellent « la confiscation des libertés publiques », arguant qu'elle vise à « faire taire la voix patriotique de la gauche ».
Dans cette perspective, le PCJ a formulé des demandes claires : « la libération de nos camarades et de tous les prisonniers politiques », ainsi que de « tout citoyen jordanien qui exerce son droit constitutionnel d’exprimer son opinion ». Une pétition pour soutenir ces revendications a été mise en ligne sur change.org.
Ce cas soulève de sérieuses interrogations sur la situation des droits de l'homme en Jordanie, où la répression des voix critiques devient de plus en plus manifeste. Des experts en droits humains, comme ceux d'Amnesty International, attirent l'attention sur le fait que la détention de personnalités politiques en raison de leurs opinions pourrait être le reflet d'un climat de peur et de contrôle au sein de la société.
En soutenant une telle initiative, les citoyens de Jordanie affirment leur désir de vivre dans un environnement où la liberté d'expression est préservée et où les droits fondamentaux sont respectés.







