Dans un communiqué posté sur X, le ministère israélien des Affaires étrangères a qualifié l'enquête du New York Times de "campagne anti-israélienne mensongère et soigneusement orchestrée". Néanmoins, cette enquête se base sur quatorze témoignages recélés en Cisjordanie occupée. Les violences sexuelles à l'encontre des détenus palestiniens sont décrites comme généralisées dans un article approfondi publié par le New York Times le 11 mai. Le chroniqueur Nicholas Kristof évoque des abus touchant "des hommes, des femmes et même des enfants" souvent perpétrés par "des soldats, des colons, des interrogateurs de l'agence de sécurité intérieure Shin Bet et surtout des gardiens de prison".
Kristof note qu'il est "impossible" d'estimer l'ampleur de ces abus, mais les témoignages recueillis fournissent des descriptions précises et troublantes de sévices. "De nombreux détenus ont indiqué que des tirs étaient souvent dirigés vers leurs organes génitaux ou que des coups étaient portés sur leurs testicules, et des détecteurs de métaux ont été utilisés pour fouiller les parties intimes", écrit-il. Des ex-d détenus affirment que les autorités israéliennes imposent le silence sur ces actes.
Bien que Kristof précise que "rien n'indique que les dirigeants israéliens ordonnent des viols", il mentionne un rapport de mars 2025 des Nations Unies, qui condamne "le recours systématique d'Israël aux violences sexuelles, reproductives et à d'autres formes de violence fondées sur le genre" depuis les attaques du Hamas contre Israël survenues le 7 octobre 2023.
"La société arabe décourage les discussions sur ce sujet"
Pour sa part, Nicholas Kristof souligne que "la société arabe décourage les discussions sur ce sujet", ajoutant que "des normes sociales conservatrices freinent également le dialogue. Deux victimes lui ont confié qu'un prisonnier reconnaissant avoir été violé compromettrait la capacité de ses sœurs et de ses filles à trouver un mari".
En parallèle, d'autres sources, comme France Info, rapportent également des allégations de torture sur des détenus palestiniens, pointant ainsi une problématique qui demeure largement taboue et suscite de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale.







