Ce mardi, le Kremlin a déclaré qu'il était prématuré de discuter des "détails concrets" pour résoudre le conflit ukrainien, quelques jours après que le président russe, Vladimir Poutine, a laissé entendre que la guerre pouvait toucher à sa fin.
Les hostilités entre Moscou et Kiev ont repris après une trêve de trois jours, évoquée par le président américain, Donald Trump, ayant pris fin à minuit heure locale mardi. Les deux camps se sont mutuellement accusés de violations de cette trêve.
Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a souligné que, malgré des signes d'un rapprochement dans le processus de paix, il était impossible de donner des détails opérationnels à ce stade. Cette déclaration fait suite aux propos surprenants de Poutine, qui avait noté que le conflit "touche à sa fin", au cours d'une conférence marquant les célébrations de la victoire soviétique sur l'Allemagne nazie.
Alors qu'il s'exprimait sur la place Rouge, Poutine a également critiqué le soutien militaire occidental à l'Ukraine, n'élaborant toutefois pas davantage sur ses commentaires.
Les négociations de paix entre les deux nations, sous l'égide des États-Unis, sont en pause depuis le début des tensions au Moyen-Orient fin février. "Le président a affirmé que la Russie est ouverte aux échanges et qu'elle appréciera les efforts futurs des États-Unis pour réengager ce dialogue", a précisé Peskov.
En dépit de ces déclarations d'ouverture, Peskov a affirmé que l'offensive russe pourrait prendre fin "à tout moment" si le régime de Kiev faisait les concessions nécessaires, y compris un retrait total des territoires du Donbass.
La situation sur le terrain reste tendue, avec une alerte aérienne déclenchée à Kiev pour la première fois depuis le 8 mai, signalant des menaces de drones. Des débris ont causé un incendie dans un immeuble, bien que le maire de la ville, Vitali Klitschko, ait rapporté l'absence de victimes.
De son côté, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a blâmé la Russie pour avoir relancé des attaques en utilisant 200 drones durant la nuit. "Nous avons averti que nous réagirions face aux actions russes", a-t-il écrit sur les réseaux sociaux.
Les violentes frappes effectuées dans l'est de l'Ukraine ont, quant à elles, causé au moins un mort et plusieurs blessés. Le gouverneur de la région de Dnipropetrovsk a déploré l'impact de ces bombardements sur des infrastructures civiles, en voie de dégradation.
Enfin, le ministère russe de la Défense a affirmé avoir abattu 27 drones ukrainiens au cours de la nuit, intensifiant encore les tensions dans ce conflit qui perdure depuis trop longtemps.







