L’Union européenne a annoncé ce lundi des sanctions visant une vingtaine de responsables russes et d’organisations accusées d’avoir procédé à la déportation forcée d’enfants ukrainiens vers la Russie ou les territoires ukrainiens occupés. "Près de 20 500 enfants ukrainiens" auraient été transférés de manière illégale, a déploré l’UE dans son communiqué.
Ces sanctions touchent des figures influentes liées à l'éducation, suspectées d'endoctriner et de militariser les mineurs. Un gel des avoirs en Europe est imposé, et ces individus sont interdits de séjour sur le territoire de l’UE. Selon des sources proches de l’affaire, environ 210 sites ont été identifiés en Crimée et en Russie, où des opérations de "désukrainisation" et d’effacement culturel seraient en cours.
Actuellement, environ 2 100 enfants ont été restitués à leurs familles, avec une centaine de retours facilités par des médiations internationales, précise une source anonyme au sein de l’Union. L’initiative symbolique de la Commission européenne consistant à reconstituer la chambre d’Artem, un enfant ukrainien déporté, souligne l'urgence et la gravité de cette situation.
Effacer la future génération de l’Ukraine
Les transferts d'enfants, dénoncés comme étant parmi les pires crimes de guerre, visent à "effacer la future génération de l’Ukraine", a déclaré Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie de l’UE. Elle a précisé que l'UE avait précédemment sanctionné près de cent personnes et structures pour des actes similaires.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué ces nouvelles mesures, déclarant sur les réseaux sociaux : "Nous devons continuer à travailler ensemble pour ramener tous les enfants ukrainiens chez eux et faire en sorte que les responsables soient tenus de rendre des comptes." Cette situation des enfants ukrainiens est également un des rares sujets de consensus entre l'UE et l'administration américaine concernant le conflit en Ukraine.







