Dans un changement majeur de sa politique militaire, la Corée du Nord a récemment modifié sa Constitution pour établir une procédure de frappe nucléaire automatique en cas d'assassinat de son dirigeant, Kim Jong-un. Cette décision reflète une préoccupation croissante suite à l'élimination d'Ali Khamenei, le guide suprême iranien, lors d'attaques américano-israéliennes, rapportent plusieurs médias, dont The Telegraph.
Lors de la première session de l'assemblée populaire suprême, qui s'est tenue à Pyongyang, cette révision a été adoptée et a depuis été révélée par le Service national de renseignement sud-coréen (NIS). Les modifications traitent des directives de représailles en cas de décès ou d'incapacité de Kim.
Conformément aux nouveaux textes de la loi sur la politique nucléaire, l'article 3 stipule : « Si le système de commandement et de contrôle sur les forces nucléaires est menacé par des attaques d'ennemis, une frappe nucléaire doit être déclenchée automatiquement et immédiatement. »
Andrei Lankov, professeur à l'université Kookmin à Séoul, a expliqué au Telegraph que : « Si cette stratégie était implicitement pratiquée, son enracinement dans la Constitution la rend désormais irrémédiable. » Il a souligné l'impact de l'assassinat de Khamenei, qui a mis en évidence des vulnérabilités que la Corée du Nord ne peut ignorer.
Bien que les chances d'une attaque ciblée contre Kim soient jugées plus faibles qu'en Iran en raison du niveau élevé de sécurité autour de sa personne, la menace pesant sur sa vie reste un catalyste pour la militarisation de la Corée du Nord. Les avancées technologiques, telles que la surveillance par satellite, représentent une source d'inquiétude majeure pour le régime nord-coréen.
D'autres experts s'accordent à dire qu'une réaction à une telle menace se concentrerait principalement sur les États-Unis, et non sur la Corée du Sud, dont l'armée est perçue comme entièrement loyale au leadership actuel. Les récents développements montrent également que la Corée du Nord intensifie sa militarisation, prévoyant de déployer un nouvel type d'artillerie capable d'atteindre Séoul, aggravant ainsi les tensions avec le Sud.
Enfin, Kim Jong-un a inspecté une usine de munitions, observant la production d'un obusier automoteur de 155 mm, ce qui témoigne d'une volonté d'accroître les capacités offensives de son armée. Cette armée, confrontée à l'idée d'une menace existentielle, pourrait potentiellement réagir de manière préventive si elle estimait que la survie de la nation était en jeu.







