Vêtu de manière élégante mais armé, le suspect des tirs qui a ébranlé le gala de la presse à Washington, où se trouvait Donald Trump, s'est pris en photo peu avant son acte, comme le rapporte un document judiciaire reçu ce mercredi 29 avril.
Sur cette image, prise dans un miroir, Cole Allen, âgé de 31 ans, arbore un léger sourire tout en posant avec son équipement dans une chambre d'hôtel Hilton, site de l'événement annuel de l'Association des correspondants à la Maison Blanche.
Une photo capturée 30 minutes avant l'incident
Le procureur a souligné que l'individu a clairement planifié son geste, en présentant cette photo pour justifier son maintien en détention. La photo a été prise à 20h03, soit 30 minutes avant qu'il ne tente de traverser un point de contrôle menant à une grande salle où le président était en train de dîner. Il a été intercepté par le Secret Service avant de pouvoir entrer.
Le tireur présumé n'a tiré qu'une seule balle avant d'être neutralisé par un agent du Secret Service, qui a failli être touché. Allen, quant à lui, n’a pas été blessé, bien qu'il ait chuté et se soit légèrement blessé au genou.
Des messages alarmants envoyés à ses proches
Au moment critique, cet enseignant a envoyé plusieurs courriels à sa famille et à des amis, affichant un humour macabre et indiquant son intention de passer à l'acte. "Je ne peux plus laisser un traître comme lui impunément", aurait-il écrit dans une référence sous-entendue à Donald Trump, sans le nommer directement.
"Je suis désolé de leur avoir dit que j'allais passer un entretien, sans expliquer qu'il s'agissait en réalité d'un interrogatoire policier", a-t-il ajouté.
Le parquet a formulé une demande de détention en qualifiant les actions du suspect d'"actes prémédités, violents et calculés". « Ceci est une agression ayant mis en danger des centaines de vies innocentes », a-t-il déclaré.
Il s'agit de la troisième tentative d'assassinat dirigée contre Donald Trump en moins de deux ans, après une première tentative en juillet 2024 et une autre à son club de golf en Floride. La Maison Blanche a condamné ces actes de violence en les qualifiant de produits d'une "culture de haine" alimentée par certains discours politiques.







