Nous devrions être mieux informés sur l’origine du miel qu’on met sur les tartines, grâce à la directive « Petit-déjeuner » qui vise à renforcer la traçabilité du produit via un étiquetage renforcé des pots. Elle s’appliquera dès le mois de juin prochain.
A partir de juin 2026, tous les pots de mélanges de miel devront mentionner l’origine de chaque pays de récolte, selon un décret publié récemment au Journal officiel, visant à transposer une directive européenne. Si cette règle bénéficiait déjà à certains miels conditionnés en France depuis 2022, l’extension à l'ensemble des pot s’annonce comme un grand pas vers une meilleure transparence.
Issue de la directive européenne adoptée en 2024, cette initiative vise à contrer l’importation de miels frelatés, souvent altérés par l’ajout de sucres. Un rapport de la Commission européenne a révélé que 50 % des échantillons testés parmi 320 provenaient de miels suspectés de ne pas respecter les normes en vigueur, notamment ceux importés de Chine, de Turquie et du Royaume-Uni.
Mieux identifier les miels de mélange
Selon les données, 74 % des miels en provenance de Chine sont considérés comme suspects, illustrant les défis liés à la traçabilité des produits apicoles. Les nouvelles normes stipulent que les pots de miel devront désormais fournir des informations détaillées, listant tous les pays d'origine par ordre de poids et indiquant le pourcentage qui leur est attribué, avec une tolérance de 5 %.
Avec ce décret entré en vigueur le 14 juin, les consommateurs pourront donc faire des choix éclairés en matière de consommation de miel, une denrée de plus en plus scrutée.
L’étiquetage des jus de fruits également renforcé
Cette directive n’impacte pas seulement le miel ; elle crée également une nouvelle dénomination pour les « jus de fruits à teneur réduite en sucres », réservée aux produits où la quantité de sucres naturels a été diminuée d’au moins 30 %, préservant ainsi les caractéristiques nutritionnelles des fruits. Les normes sur les confitures vont aussi changer, la quantité minimale de fruits par kilo passant de 350 à 450 grammes. Pour les produits déjà commercialisés avant la date d’entrée de ces nouvelles règles, ils pourront être écoulés jusqu’à épuisement des stocks.







