La surveillance active des services de renseignement s'intensifie. De nombreux individus sont surveillés sur le sol français en raison de soupçons d'implication avec les réseaux iraniens et le Hezbollah libanais. Parmi ces cibles, quinze personnes sont considérées comme particulièrement sensibles, comme le rapportent des sources sécuritaires à BFMTV.
Cette vigilance est accentuée à la suite d'un attentat déjoué qui a eu lieu le 28 mars dernier devant le siège de la Bank of America, situé rue de la Boétie à Paris. Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, a fait état de liens potentiels avec les conflits en cours au Moyen-Orient lors d'une intervention médiatique, alors que trois individus ont été appréhendés et placés en garde à vue.
Des recrutements chez les voyous locaux
Les services de sécurité restent particulièrement attentifs aux opérations de la Force Al-Qods, l'unité d'élite des Gardiens de la Révolution islamique. Cette force est connue pour recruter des jeunes de quartiers sensibles pour des missions à l'étranger.
Un exemple frappant comprend un membre de la DZ Mafia, engagé par des filières pour commettre des actes de vandalisme contre des entreprises ayant des liens avec Israël, notamment dans les environs de Toulouse et Lyon, prévu début 2024.
Parallèlement, une douzaine d'opposants iraniens se trouvent sous protection policière depuis le début des hostilités au Moyen-Orient, une mesure que des responsables gouvernementaux estiment nécessaire pour garantir leur sécurité, comme le souligne BFMTV.
Face à cette menace imminente, Nicolas Tenzer, expert en sécurité et géopolitique, déclare : "Cette situation reflète une augmentation des tensions internationales et les conséquences inquiétantes qu'elles peuvent avoir sur notre territoire." Une inquiétude partagée par de nombreux analystes de la région.







