Un parachutiste âgé de 33 ans a réussi à s'évader du tribunal de Tarbes le 23 mars, suite à sa condamnation pour violences conjugales. Ses antécédents judiciaires et son comportement lors de l'audience suscitent des inquiétudes, notamment de la part de l'avocate de ses enfants.
Comment cet homme a-t-il pu quitter les lieux du tribunal ? Bien que les agents de sécurité aient reçu l'ordre de ne pas commenter l'incident, des témoins ainsi que la procureure ont partagé des détails sur cette évasion surprenante avec ICI Béarn Bigorre.
À environ 19 heures, alors qu'il était jugé pour des actes de violence conjugale en récidive, le militaire a entendu le jugement qui le condamnait à huit mois de prison ferme et à un retrait de son autorité parentale. Décidant de ne pas s'attarder, il a sauté par-dessus le box des prévenus, non vitré, et a réussi à s'enfuir en se précipitant dehors.
Il est important de noter qu'à ce moment, le militaire n'était pas menotté. Sa femme et ses enfants n’étaient pas présents lors de l’audience, laissant derrière lui un contexte familial lourd.
Un comportement alarmant
L'évasion a suscité l’inquiétude des autorités. En effet, le militaire a trompé la vigilance de l’escorte policière, composée de deux agents, et a quitté la salle d’audience en courant. Sur son chemin, il a percuté la porte vitrée d’entrée du tribunal avec une telle force qu'un des policiers, le poursuivant, s'est blessé dans les escaliers.
Depuis son évasion, cet homme demeure introuvable et est actuellement recherché par la police. L'avocate des enfants, Me Stéphanie Balespouey, exprime sa préoccupation sécuritaire, tant pour les enfants que pour l'épouse du militaire. Selon elle, l'individu montrait une détermination inquiétante durant l’audience, se victimisant tout en refusant d’admettre ses responsabilités.
Une urgence à agir
Les enfants et l'épouse du militaire demeurent dans une situation préoccupante. D’après l’avocate, il est fréquent de voir des victimes de violences conjugales se sentir piégées, et il n'est pas rare qu'elles n'interviennent pas dans le cadre judiciaire pour des raisons de peur ou d’emprise.
"Je suis convaincue, au regard de son casier judiciaire, que cet homme représente un danger", déclare Me Balespouey. Elle insiste sur l'urgence d'une intervention policière, avant que le militaire ne retrouve sa famille.
Contactée, la procureure n’a pas souhaité révéler les moyens déployés pour le retrouver, et l’avocat de l'évadé n'a pas répondu aux sollicitations d ICI Béarn Bigorre.







