La cavale du suspect n'a été que de courte durée. Cédric Prizzon, âgé de 42 ans, a été rapidement identifié comme l'auteur présumé de l'enlèvement de son ex-compagne, Audrey Cavalié, 40 ans, et de leur fils de 12 ans, Elio. Les gendarmes avaient des raisons de croire que cet ancien policier, passionné de rugby, avait pris la fuite avec sa nouvelle compagne et leur enfant de 18 mois.
Son arrestation a eu lieu à Mêda, au Portugal, une haie de monde pour ces forces de l'ordre qui ont révélé que Prizzon avait été appréhendé lors d'un contrôle de routine. Dans son véhicule, les autorités ont découvert un arsenal : un fusil à pompe, de fausses plaques d'immatriculation et 17.000 euros en liquide. Fort heureusement, les enfants ont été retrouvés « sains et saufs », a révélé Thierry Lescouarc’h, le procureur de Montpellier.
Malheureusement, le sort d'Audrey Cavalié et d'Angela, sa compagne actuelle, s’avère tragique. Des sources, relayées par Le Midi Libre, indiquent que leurs corps ont été retrouvés au Portugal. Les affirmations d'un enfant selon lesquelles Prizzon aurait été impliqué dans leur décès n'ont pas encore été confirmées par le parquet.
Une fugue pressentie
Les investigations ont rapidement conduit les enquêteurs à supposer une fuite vers le Portugal, un pays que Prizzon connaît bien, après un précédent enlèvement de son fils en Espagne en 2021. Lors de cet incident, il avait été condamné pour « non-représentation d’enfant », ce qui lui avait valu d'être déchu de son droit de visite. Cette perte a suscité en lui un profond ressentiment envers Audrey, allant jusqu'à des manifestations à la mairie de Villefranche-de-Rouergue.
Les tensions entre le couple remontent à une violente dispute en 2020 lors de laquelle des accusations de violence mutuelle avaient été formulées. Après cette altercation, Prizzon avait commencé à publier des vidéos véhémentes sur les réseaux sociaux, qualifiant son ex-conjointe de « folle psychopathe ». Ces agissements n'ont pas contribué à apaiser un climat déjà tendu.
Les méthodes d'enquête décryptées
La recherche de la quadragénaire a été initiée dès que sa disparition a été signalée. Les forces de gendarmerie ont immédiatement intensifié leurs efforts, utilisant des plongeurs pour explorer les plans d'eau et interrogeant les témoins potentiels. Le général Jean-Pierre Michel, chargé de la sous-direction de la police judiciaire, a expliqué à 20 Minutes que toutes les pistes étaient examinées avec soin, faisant appel à diverses techniques, comme le relevé des plaques d'immatriculation et les analyses téléphoniques.
Alors que le parquet de Montpellier s'apprête à entamer des procédures d'extradition, le général Michel assure que la coopération européenne est efficace et fonctionne bien. À son retour en France, Prizzon sera immédiatement présenté à la justice pour être mis en examen, et les enquêteurs continueront à creuser pour comprendre les motivations derrière ces crimes odieux.







