Ce vendredi soir, un incident violent a secoué la ville de Carvin, située dans le Pas-de-Calais. Lorsqu'il rentrait chez lui, Rémi Serpaud, conseiller municipal, a été agressé par un automobiliste qui a ensuite pris la fuite. L'agression a eu lieu avant le second tour des élections municipales, soulevant des préoccupations quant à la sécurité des élus locaux.
Les autorités judiciaires ont rapidement ouvert une enquête à la suite de cet incident, conformément à l'annonce du parquet de Béthune. Les faits se sont déroulés autour de 18h30, alors que Rémi Serpaud circulait dans sa rue. Un conducteur, excédé par le geste de l'élu lui demandant de ralentir, a immédiatement réagi de manière brutale. "Il a baissé sa vitre pour m'insulter et me menacer, avec deux passagers à ses côtés," a expliqué Serpaud, visiblement encore sous le choc.
Le ton de l'échange s'est intensifié lorsque le conducteur, déterminé et en colère, a quitté son véhicule pour faire face à l'élu. "Il a continué à m'insulter avant de me frapper au visage," a-t-il ajouté, détaillant l'attaque brutale qui a suivi. Malgré l’intervention de voisins inquiets, l’agresseur a réussi à prendre la fuite, laissant l’élu gravement blessé.
Un nez fracturé et au moins trois jours d'ITT
Les cris ont alerté plusieurs riverains, qui ont tenté de défendre Rémi Serpaud. Pendant l’altercation, il a été agrippé par le col par son agresseur et a reçu de multiples coups au visage et aux côtes, finissant par terre. Rémi Serpaud a été transporté à l'hôpital où il a été diagnostiqué avec un nez fracturé, entraînant au moins trois jours d'incapacité totale de travail.
Déterminé à obtenir justice, l'élu a déposé plainte. Le maire réélu de Carvin, Philippe Kemel, a exprimé son soutien, annonçant des mesures pour garantir la protection fonctionnelle de l'élu. Cette décision est destinée à faciliter le processus d'indemnisation et d'assistance pour Rémi Serpaud durant cette épreuve judiciaire, comme l'a rapporté La Voix du Nord.
Les élus et la communauté de Carvin attendent désormais des réponses claires sur cet acte de violence inacceptable qui soulève des questions sur la sécurité publique et le rôle des représentants locaux.







