Pierre Quistrebert a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, le verdict ayant été confirmé par la cour d’assises du Gard. L’accusé, âgé de 64 ans, a été jugé pour avoir tué sa compagne, Maggy, avec 32 coups de couteau en août 2022 sur le parking de son lieu de travail à Cavaillon.
Ce mercredi, la cour de Nîmes a maintenu le jugement rendu par la cour d'assises du Vaucluse l’année précédente. Le crime a suscité une vive émotion, illustrant une tragédie qui touche de nombreuses victimes de violences conjuguées. Pierre Quistrebert, face à la justice, a déclaré : "Je veux être jugé pour le meurtre que j’ai commis, pas pour un symbole du féminicide".
Au cours des débats, l'avocat général a requis une nouvelle fois la perpétuité, soulignant la préméditation de l'acte. En revanche, l’avocat de la défense, David Curiel, a plaidé contre cette thèse en citant d'autres cas de féminicides où des peines moins lourdes avaient été appliquées.
Lors d'une première instance en juin 2025, Quistrebert avait déjà été reconnu coupable d'assassinat avec préméditation. Cette situation a mis en lumière non seulement la tragédie du meurtre mais également la question de la responsabilité des institutions dans la prévention de tels actes. En effet, la famille de la victime a déposé une assignation contre l'État pour "faute lourde", arguant que les gendarmes, qui s'étaient déplacés quelques heures avant le meurtre, auraient dû prendre une mesure de garde à vue.
Fabien Arakelian, avocat représentant la famille de Maggy, a affirmé : "L'accusé aurait dû être placé en garde à vue le matin", soulignant que si cela avait été fait, Maggy aurait pu être encore en vie. Il ajouté que, même si Quistrebert est le principal accusé, les interventions tardives des gendarmes comportent une part de responsabilité, exacerbant ainsi les interrogations sur la prévention des féminicides.
Cette affaire tragique soulève de nombreuses questions sur la protection des victimes de violences conjugales et le rôle des forces de l'ordre dans la prévention de tels drames.







