« C'était une intuition. » Pascal Gachié a travaillé de nombreuses années aux côtés de Jérôme Barella, principal suspect dans le meurtre de Lyhanna, une fillette de 11 ans disparue dans le Gers. Il a joué un rôle clé en orientant les enquêteurs vers un silo à Puycasquier, lieu où le corps sans vie de l'enfant a été découvert jeudi dernier.
Lors de son premier échange avec les gendarmes, Gachié a évoqué sa bonne connaissance de Barella, expliquant qu'ils avaient collaboré ensemble au Val de Gascogne. Au début, il n’avait pas pensé à mentionner Puycasquier, mais une réflexion tardive a suscité son rappel. « Je me suis dit qu'il fallait que j'en parle, car c'est un silo isolé où beaucoup de choses peuvent rester cachées, » a-t-il expliqué.
Ce silo, abandonné depuis des années, était peu fréquenté et semblait un endroit propice pour dissimuler un corps. « Je n'étais pas sûr à 100 %, mais mon intuition m'a poussé à alerter la gendarmerie, » a-t-il ajouté, conscient des implications de son appel.
Gachié a reçu des éloges de la part de certains, reconnaissant que sa contribution a pu être déterminante. Cependant, il a souligné son souhait que la situation ait été différente, préférant que la jeune Lyhanna soit retrouvée vivante. « Tout le monde me dit que je suis responsable de sa découverte, mais j'aurais aimé que cela ne soit pas le cas, » a-t-il précisé.
Un aperçu du caractère de Jérôme Barella
Pour Gachié, Barella n'a jamais été très facile à cerner. « C'était une personne calme, qui ne discutait pas beaucoup et semblait souvent absorbée par son téléphone, ce qui ne lui donnait pas une image très sérieuse, » raconte-t-il. Bien qu'il ait partagé le même espace de travail, leur relation n'a jamais vraiment franchi le seuil personnel. Barella, père de deux filles, avait sa propre vie, mais ses hobbies et intérêts restaient mystérieux pour Gachié.
Les suites de l'enquête en cours
Actuellement, Jérôme Barella a été mis en examen et placé en détention, bien qu'il nie toute implication dans la mort de Lyhanna, qui avait disparu le 29 mai à la sortie de son collège de Fleurance. L'enquête se poursuit, portant sur des chefs d'enlèvement, de séquestration et de meurtre d'une mineure de moins de 15 ans.
L'affaire provoque une onde de choc au sein de la communauté locale, le maire de Fleurance notant la colère ambiante face à la tragédie. Des marches blanches ont été organisées pour rendre hommage à la jeune fille et réclamer justice.







