Six jours après la disparition de la petite Lyhanna, les recherches persistent et se concentrent sur la voiture du principal suspect, où la fillette a été vue pour la dernière fois. Des efforts intenses pour découvrir des traces d'ADN, analyser la mémoire du GPS et recueillir d'autres indices sont déployés.
Des chasseurs se sont joints aux gendarmes, le 3 juin, dans le Gers. Alors que la recherche s'intensifie, près de cent gendarmes, soutenus par des pompiers, sondent rivières et forêts environnantes, mais aucun signe de Lyhanna n’a été découvert. La voiture du suspect, maintenant examinée à l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie en région parisienne, est au centre des préoccupations des enquêteurs.
Jacques Dallest, ancien procureur général à Grenoble, souligne : "Quand un suspect est identifié, tout ce qui le concerne, sa maison, sa résidence et, bien sûr, son véhicule, est scruté. Les indices matériels, comme les traces d'ADN, jouent un rôle crucial dans cette quête de preuves."
Analyse de l'électronique embarquée
Des prélèvements génétiques sont en cours sur l’ensemble des sièges et même à l’arrière du véhicule, afin de déterminer les circonstances entourant la possible séquestration de la fillette. Les enquêteurs se penchent également sur les données électroniques; depuis 2024, les informations de déplacement des véhicules sont systématiquement conservées. Sébastien Aguilar, porte-parole du Syndicat National Indépendant des Personnels Administratifs Techniques et Scientifiques, déclare : "Ces données peuvent être salvatrices pour guider les enquêteurs dans leurs investigations."
Les gendarmes entendent aussi interroger l'ordinateur de bord du véhicule pour déterminer des éléments clés comme les arrêts, les pleins d'essence ou encore la connexion d’un téléphone portable. L’analyse du téléphone du suspect est essentielle pour retracer ses mouvements lors des faits, et pourrait fournir des révélations capitales.







