Monseigneur Bruno Valentin a ouvertement critiqué la diffusion d'une séquence de l'émission Appel à témoins, qui a été diffusée la veille. Il a annoncé, selon des informations de BFMTV, son intention de saisir l'Arcom pour dénoncer ce qu'il décrit comme une séquence "trompeuse".
Dans cette émission, l'individu se présentant comme un prêtre, connu sous le nom de "père Marc", aurait prétendu avoir rencontré Dupont de Ligonnès dans l'Aude en 2022. Selon lui, l'homme soupçonné d'avoir tué sa femme et ses quatre enfants se serait confessé à lui, révélant ainsi des aveux sur ses crimes. Ce prêtre a également affirmé qu'il avait levé le secret de la confession avec l'accord explicite de Mgr Valentin. Or, ce dernier a catégoriquement nié ces allégations.
"Jamais personne ne m'a contacté à propos de l'affaire évoquée, que ce soit par l'homme qui a pris la parole ou même M6, avant la diffusion de ces propos. Je déplore donc ce manque de rigueur qui a abouti à une séquence déformante pour le public", a dénoncé l'évêque dans une vidéo.
Dans des déclarations à M6, l'homme a dessiné le portrait d'un Xavier Dupont de Ligonnès "très mal dans sa peau", qui aurait passé quatre jours dans son monastère en larmes avant de confesser ses actes. Ce témoignage a soulevé un tollé, tant dans l'opinion publique que parmi les experts de l'affaire.
Les experts, comme l'ancien enquêteur Gilles Galloux, alertent sur la portée de telles révélations non vérifiées. Galloux a déclaré : "Ces déclarations peuvent mener à des sources de désinformation sur une affaire déjà complexe", renforçant l'idée que la prudence est de mise.Xavier Dupont de Ligonnès, dont la disparition est entourée de mystère depuis avril 2011, est le principal suspect d’un crime sordide. Les corps de sa femme et de ses enfants ont été retrouvés ensevelis sous la terrasse familiale à Nantes. Sa fuite reste un véritable casse-tête pour les autorités, qui tentent encore de déterminer s'il est en vie ou décédé.







